Le 9 décembre au Grimaldi Forum, l’International University of Monaco diplômait 300 étudiants devant un parterre de 1.200 invités installés dans les travées de la salle des Princes. Un moment de fête et d’insouciance, à des années-lumière de l’indicible tristesse qui habite désormais l’ensemble de la communauté évoluant entre les murs de la business school: étudiants, professeurs, collaborateurs et direction. « C’est une période douloureuse, un profond bouleversement, d’autant plus avant les fêtes. On a une pensée pour les étudiants gravement touchés, pour les familles gravement concernées. On n’a pas de nouvelles sur toutes les situations alors on est plus dans le temps de l’attente que de la communication, confie Jean-Philippe Muller, directeur général de l’IUM. Ce qui nous importe en ce moment, c’est d’avoir de bonnes nouvelles et que les étudiants aillent bien. C’est psychologiquement difficile alors on fait attention à eux, on est attentif à leur mal-être. »
Des écoutes psychologiques ont été mises en place pour tous ceux qui en éprouveraient le besoin, soit avec des psychologues du Centre hospitalier Princesse-Grace, soit par téléphone en langues anglaise ou française. « On se tient également à la disposition des familles concernées qui souhaiteraient passer à l’université, en toute confidentialité », explique Jean-Philippe Muller qui en a déjà rencontré ces dernières heures.
Naturellement, décision a été prise d’annuler toutes les festivités précédant les vacances de fin d’année, comme les pots ou les déjeuners d’équipe. « Les associations d’étudiants ont également annulé de leur propre chef leur soirée de Noël. Personne n’a le cœur à ça en ce moment. »
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