Un sexagénaire alité vit dans des conditions d’insalubrité extrême, à Capesterre-Belle-Eau. Son infirmier et une assistante sociale alertent les services compétents, depuis de nombreuses années. Faute de solution apportée par les collectivités, son cas a suscité un élan de solidarité ; une organisation humanitaire, notamment, tente de le sortir de cette situation. Et, finalement, la mairie et le Département tentent de rassurer et annoncent des mesures à venir, dès cette semaine.
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Joseph, sexagénaire à la retraite, passe ses journées dans un lit médicalisé, depuis sa sortie d’hôpital, il y a un mois. Il vit seul dans une maison que nul ne peut croire habitée, dans la campagne de Capesterre-Belle-Eau. La bâtisse est, en effet, dans un état d’insalubrité extrême.
Les murs sont couverts de moisissures. La toiture est faite de tôles, à nu, rongées par la rouille et trouées de toutes parts ; l’eau s’infiltre, à la moindre ondée, jusque sur la couche de l’occupant des lieux. L’installation électrique est particulièrement dangereuse. Les portes et fenêtres sont soit inexistantes, soit éventrées, soit défectueuses. Les sanitaires sont à ciel ouvert, depuis le passage de l’ouragan Maria, en septembre 2017. Plusieurs pièces sont impraticables.
C’est donc dans une misère extrême que l’homme est retranché.
Fort heureusement, il n’est pas abandonné de tous. Des parents viennent régulièrement, aérer les lieux et/ou lui donner à manger. Son infirmier lui rend visite quotidiennement mais, confronté à un tel manque d’hygiène au sein de la bâtisse, il peine à remplir sa mission. C’est ce dernier qui est à l’origine des premières alertes.
Et, depuis quelque temps, une assistante sociale et les membres de l’Organisation Humanitarian International (OHI) sont aussi mobilisés pour dénoncer sa situation et améliorer ses conditions de vie.
C’est ainsi que, dans l’urgence, ce noyau de bénévoles envisage de réaliser les travaux indispensables, dans le logement. En parallèle, ses personnes ont alerté les institutions compétentes, afin que Joseph soit pris en charge, voire relogé.
À ce jour et malgré les signalements et demandes, depuis 4 ans, le malheureux n’a pas bénéficié d’aide à l’amélioration de l’habitat.
Aucun représentant de la mairie ne s’est déplacé au chevet de l’administré.
Nous avons sollicité les collectivités.
Finalement, la mairie de Capesterre-Belle-Eau rassure, en annonçant de la mise en place d’un plan de relogement d’urgence, dès demain (mardi 22 août 2023). Le personnel du Centre communal d’actions sociales (CCAS) se rendra au domicile du retraité.
Les services du Département ont, eux aussi, été mobilisés.
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