Un an après avoir lancé ses activités, le Centre de transformation et de valorisation de bioproduits (CTVB) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a officiellement été inauguré mardi matin. Le centre a comme mission de développer des produits et de réutiliser des extraits à base de végétaux pour différentes applications.
Selon le recteur de l’UQAC, Ghislain Samson, les connaissances en bioproduits sont en pleine croissance dans l’établissement. Il estime que des programmes offerts à l’université, comme ceux en biologie, en chimie des produits naturels ou encore en cosmétologie, s’arriment parfaitement.
On avait de l’expertise dans le secteur de l’aluminium, dans le secteur de la foresterie, mais du côté des bioproduits, c’est une première pour nous et les occasions de développement sont incroyables, mentionne-t-il. C’est autant l’assainissement des eaux que la conception de produits contre le cancer, par exemple, toujours sur la base de produits naturels.
Le Centre de transformation et de valorisation de bioproduits (CTVB) est situé sur le campus de l’UQAC.
Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe
Avec la technologie de l’entreprise française Biolie, les enzymes sont extraits des plantes et peuvent être utilisés dans divers produits commerciaux. Les professeurs-chercheurs et les étudiants de l’université ont accès au laboratoire pour travailler à des projets.
D’après le professeur en sciences fondamentales André Pichette, les possibilités sont presque infinies.
Je vous donne un exemple : l’écorce d’épinette noire, qui est un résidu forestier très abondant, contient des molécules organiques de produits naturels, comme des antioxydants, qui sont d’intérêt pour plusieurs secteurs d’activités, que ce soit les phytomédicaments, la nutrition animale, etc.

Le professeur en sciences fondamentales de l’UQAC André Pichette montre un broyeur spécialisé installé dans les locaux du CTVB.
Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney
Financé par le fédéral
Le centre technologique a requis plus de 6,6 millions de dollars pour être mis sur pied. De ce montant, 4,6 millions ont été fournis par Ottawa.
La ministre du Revenu national, Marie-Claude Bibeau, était d’ailleurs présente pour l’inauguration mardi. Selon elle, le CTVB favorise l’économie circulaire et le développement durable, qui sont des avenues préconisées par le gouvernement.
C’est vraiment pour soutenir tant nos chercheurs que nos entrepreneurs qui vont investir dans la recherche, l’innovation, les nouvelles technologies qui vont nous aider à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ou pour nous permettre d’avoir des pratiques plus écoénergétiques, de réduire nos déchets et donc d’être plus productifs et plus compétitifs aux niveaux national et international.

La ministre Bibeau a pu profiter de son passage pour visiter les installations du CTVB.
Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe
Une dizaine d’entreprises de la région bénéficient déjà de l’expertise offerte par le CTVB, dont Rio Tinto, Elkem et PhytoChemia. Il est toujours possible pour d’autres petites et grandes entreprises de soumettre leurs propositions de projets.
Le CTVB a été annoncé en 2019. Il devait être opérationnel en 2020, mais la pandémie a causé certains retards sur le chantier.
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