Enlevé le 17 janvier 2023, le journaliste Martinez Zogo a été battu et torturé, avant d’être laissé sans vie. © DANIEL BELOUMOU OLOMO/AFP.
Publié le 22 janvier 2024
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En cette fin de janvier 2023, l’onde de choc est quasiment sans précédent. Dans les rues de Yaoundé, des restaurants huppés aux taxis bondés qui avaient l’habitude d’écouter sa voix reconnaissable entre toutes, on ne parle que d’une chose : le meurtre de Martinez Zogo, chroniqueur radio d’Amplitude FM.
Second commando
Le corps du Camerounais a été retrouvé quelques jours plus tôt, le 22 janvier 2023, dans un terrain vague de la périphérie de Yaoundé. Enlevé le 17, le journaliste a été battu et torturé, avant d’être laissé sans vie. Alors, dans la capitale comme à travers le pays, chacun se pose une seule et même question : qui donc est derrière l’enlèvement et le meurtre ?
Un an après, ces questions demeurent. Des personnalités d’envergure ont été arrêtées, dont l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga et le désormais ex-patron de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), Léopold Maxime Eko Eko. Il est également clair que ce redouté service de renseignement a fourni les hommes et le cerveau du commando ayant procédé au rapt.
Mais les certitudes s’arrêtent là. Qui est le commanditaire ? Un second commando se cache-t-il derrière celui ayant avoué avoir enlevé Martinez Zogo ? Y a-t-il, derrière ce macabre rapt, une récupération politique dont les auteurs n’ont pas encore été inquiétés ? Et le pouvoir, en jouant des nominations de magistrats, cherche-t-il à étouffer l’affaire ?
Ces questions, Jeune Afrique a tenté d’y apporter des réponses au fil des mois, notamment à travers une série d’articles que nous vous proposons de redécouvrir.
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