Le match : 3-3
Des sentiments contraires s’entremêleront forcément à l’issue de ce très spectaculaire nul entre Nantes et Monaco, en ouverture de la 3e journée de L1. Chez les Canaris d’abord, à la recherche de leurs premiers points et qui ont mené 2-0 puis 3-1, et au moins autant chez les Monégasques, qui doivent encore se demander comment ils ont fait pour n’arracher qu’un point (3-3). Les joueurs d’Adi Hütter ont empilé les occasions franches comme des perles, et marqué trois nouveaux buts après les quatre à Clermont (4-2) et les trois contre Strasbourg (3-0). Mais, cette fois, ça n’a donc pas suffi dans une Beaujoire incandescente, qui a tout fait pour aider son équipe à décrocher un premier point.
Poussés par leur public, les Nantais ont cherché à mettre d’entrée la pression sur la défense monégasque, qui n’a pas tardé à être prise en défaut. Dès la 4e minute, Moses Simon a obtenu un penalty pour un tacle illicite de Denis Zakaria. Si la faute est contestable, M. Pignard n’a pas jugé bon de revoir les images et Mostafa Mohamed en a profité pour ouvrir le score (1-0, 5e).
Marqué par ce fait de jeu, le match s’est ensuite un peu musclé. L’arbitre a dû avertir le Nantais Jean-Charles Castelletto (7e) puis son adversaire Wilfried Singo (9e). Puis M. Pignard a été confronté à un nouveau cas litigieux, quand l’épaule d’Alexandre Golovine, idéalement placé aux abords des six mètres, fut retenue par Augusto. Cette fois, pas de penalty malgré les vives contestations rouges et blanches (13e).
Et, comme l’entame de ce match n’a connu que peu de temps faibles, c’est le FCN qui a connu la joie de marquer le deuxième but peu de temps après, par Jean-Charles Castelletto, tout heureux de marquer dans un contexte particulier (voir ci-dessous). Le Camerounais a profité d’un corner de Kader Bamba pour monter plus haut que Vanderson et placer une tête victorieuse (2-0, 15e).
La suite de cette première période a été beaucoup plus difficile, éprouvante même, pour des Nantais souvent battus dans les duels. Pendant de longues minutes, le ballon revenait sans cesse dans leurs trente mètres. Et ils ont fini par craquer une première fois sur un centre de Caio Henrique sur la tête de Minamino, totalement démarqué entre Nicolas Pallois et Quentin Merlin, et auteur de son troisième but en deux matches (2-1, 27e). Les minutes suivantes restaient à l’avantage des joueurs de la Principauté qui ont enchaîné les tentatives (Caio Henrique, 29e ; Camara, 30e) et frôlé le 2-2 sur un tir à bout portant repoussé miraculeusement par Rémy Descamps devant Wissam Ben Yedder (31e). L’équipe du gardien nantais est rentrée au vestiaire avec deux frappes, toutes les deux converties, contre douze pour l’ASM.
Mais ça ne l’a pas empêchée de démarrer la seconde période comme elle a commencé la première : par un but de Mohamed, démarqué au second poteau sur un centre à ras de terre de Merlin au terme d’un contre (3-1, 48e). Ce nouveau break ne dura pas longtemps, le temps que Ben Yedder ne marque à son tour dans le but vide après un tir de Youssouf Fofana repoussé du pied par Castelletto (3-2, 59e).
L’ASM a ensuite multiplié les occasions pour arracher l’égalisation. Pour cela, il lui aurait fallu plus de précision sur l’enroulé de Golovine, à côté (67e), sur la tentative de Minamino repoussée par Descamps après un joli enchaînement contrôle-frappe (71e), sur celle du Japonais dont le tir dévié a fini sur le poteau quelques secondes avant que Singo ne pousse le ballon à côté à la suite d’une énorme confusion dans les six mètres nantais (73e). Ben Yedder eut encore une occasion franche, déviée par Pallois (82e), mais c’est Myron Boadu qui arracha le but du 3-3, à la retombée d’une tête de Fofana sur la barre (86e). L’épilogue d’un match riche en rebondissements.
27
Le nombre de tirs monégasques, dont 10 cadrés. Contre 3 seulement pour un FC Nantes ultra-réaliste.
Le fait du match : le bonheur de Castelletto
La probabilité de voir Jean-Charles Castelletto aligné ce vendredi soir à la Beaujoire semblait bien mince. Quelques jours plus tôt, le défenseur central nantais semblait déterminé à quitter le club et son entraîneur, Pierre Aristouy, était bien pessimiste en conférence de presse quand il lui a été demandé si le Camerounais serait dans le groupe. Mais il était là, et bien là.
On le vit sauter plus haut que tout le monde, et surtout au-dessus du malheureux Vanderson pour marquer, de la tête (15e), un but qu’il est allé célébrer en deux fois. D’abord en faisant signe qu’il s’excusait auprès du public pour les péripéties des derniers jours puis en allant se jeter dans les bras de son entraîneur, hilare. La tension générée par cet épisode s’est transformée en joie. Le temps d’une soirée, au moins.
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