La France a connu, lundi 4 septembre 2023, sa journée la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de septembre. Selon Météo France, l’indicateur thermique national français (la moyenne des températures relevées par 30 stations françaises) a atteint 25,1 °C, soit 0,4 °C de plus que l’ancien record datant du 4 septembre 1949.
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Un peu partout en France, des records locaux de températures sont tombés : il a ainsi fait 38,9 °C au Blanc (Indre), 38 °C à Issoire (Puy-de-Dôme) 31,5 °C à Paris ou encore 30,6 °C à Brest (Finistère).
La France coincée entre deux dépressions
Le responsable de cette chaleur étouffante, qui touche également l’Europe centrale ? Un « blocage anticyclonique en oméga ».
De quoi parle-t-on exactement ? Il s’agit d’une configuration météorologique caractérisée par deux poches de basses pressions situées au sud d’une zone et d’une remontée de hautes pressions (synonymes de chaleur) entre ces deux poches.
En ce moment, la France se retrouve ainsi coincée entre deux dépressions stationnaires, l’une située au niveau du Portugal, l’autre au niveau de la Grèce. C’est entre ces deux zones de basses pressions bloquées qu’une masse d’air chaud en provenance de la Méditerranée remonte, pour finalement rester bloquée sur l’Hexagone.
Une image satellite du mardi 5 septembre, partagée sur X (anciennement Twitter) par le météorologue Guillaume Séchet illustre bien cette configuration.
Le climatologue Christophe Cassou précise, également sur X, que « la tête du Ω est associée a une vague de chaleur tardive sur la France, la Grande-Bretagne, le Benelux, etc. Un des pieds du Ω est associé à des pluies diluviennes sur la Grèce ».
Le climatologue rappelle que ces circulations d’air qui ont la forme de la lettre grecque oméga « génèrent traditionnellement des événements extrêmes aujourd’hui dopés et rendus plus probables et plus intenses par l’influence humaine ».
Une manière pour le co-auteur du 6e rapport du Giec de rappeler la responsabilité des activités humaines dans le dérèglement climatique et dans la formation de l’épisode de chaleur que nous connaissons.
Des poussières du Sahara accompagnent l’air chaud
Météo France rappelle que la France connaît très régulièrement des pics de chaleur en septembre. Cela a déjà été le cas plusieurs jours en 2022 et en 2020.
Le flux de chaleur venu du Sud amène avec lui des poussières de sable du Sahara, précise également Météo France. « Les poussières de sable donnent souvent une impression brumeuse et un peu jaunâtre et les nuages élevés sont parfois un peu plus denses. »
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