Mission: des mesures de surveillance exigées par Amnesty International

Dans un communiqué rendu publique mardi 3 octobre, l’organisation internationale de défense des droits de l’homme Amnesty International (AI), plaide pour l’introduction dans la feuille de route de la mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti, de mesures de protection des droits des haïtiennes et haïtiens.

« Des paramètres clairs, obligatoires et exécutoires devraient détailler les mesures de surveillance opérationnelle pour empêcher l’usage illégal de la force, la négligence causant des dommages aux populations locales et d’autres abus avant le déploiement », a déclaré le directeur d’Amnesty International au Kenya, Irungu Houghton.

Le défenseur de droits humains exige que des mesures soient adoptées pour protéger les haïtiennes et haïtiens contre l’exploitation et les abus sexuels. En cas de violation de droits humains par la mission qui sera dirigée par le Kenya, Irungu Houghton demande que le droit au recours en justice soit soit respect soit soit respecté pour les victimes.

Évoquant l’histoire profondément troublante d’Haïti en matière d’abus et d’impunité lors des précédentes interventions multinationales ou étrangères, dont la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), impliquée dans des scandales d’abus sexuels et accusée d’avoir introduit le choléra en Haïti, Houghton a déclaré : « Ces interventions n’ont pas permis de mettre en place des mécanismes de responsabilisation en cas d’usage excessif de la force et ont été témoins d’un large éventail d’abus, y compris d’exploitation sexuelle ».

En réponse aux inquiétudes quant au respect des droits humains par les participants à la mission de soutien à la sécurité en Haïti, les Etats-Unis et le Kenya assurent que la (MSS) ne commettra pas les mêmes erreurs que les précédentes missions internationales dans le pays.


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