Les autorités sanitaires de Monaco mènent une série d’actions de sensibilisation et de prévention pour contrôler la prolifération du moustique Tigre sur leur territoire, comme rapporté par Monaco Hebdo. Celui-ci est vecteur de plusieurs maladies telles que la dengue, le chikungunya ou Zika, qui sont toutes des arboviroses.
En mai 2023, un cas importé de dengue a été signalé à Monaco. Suite à cela, le gouvernement princier a diffusé un appel à la vigilance le 8 juin pour rappeler à la population les gestes à adopter, les symptômes à surveiller et les mesures à prendre en cas de suspicion.
Le docteur Eric Voiglio, médecin-inspecteur de santé publique de la principauté, explique que l’objectif de cette communication était de sensibiliser la population à l’élimination des « endroits où l’eau peut stagner », tels que « les coupelles des pots de fleurs ou les gouttières mal entretenues », afin de lutter contre la prolifération des moustiques tigres. Il souligne également l’importance de sensibiliser les gens aux « symptômes des arboviroses » pour éviter leur transmission par les moustiques.
Ces maladies transmises par le moustique-tigre sont considérées comme un enjeu de santé publique par les autorités monégasques, étant donné que plusieurs cas sont signalés chaque année dans les régions transfrontalières. En 2022, par exemple, deux foyers de dengue ont été observés dans les Alpes-Maritimes, et en Italie du nord, le virus du Nil occidental a sévi avec plusieurs cas d’infection.
Afin de contrôler la présence et l’activité du moustique-tigre, les autorités monégasques ont mis en place une surveillance renforcée et réalisent régulièrement des opérations de démoustication en utilisant des larvicides écologiques. Une cartographie complète du domaine public de Monaco a été réalisée pour identifier les zones favorables à la prolifération des moustiques et prendre les mesures appropriées pour réduire leur population.
Eric Voiglio rappelle que le moustique-tigre est un vecteur de transmission de la dengue, du Zika et du chikungunya, et bien que les « formes graves de ces maladies soient rares », « leur prolifération augmenterait les risque », si « les moustiques et les virus n’étaient pas maîtrisés ».
Les autorités monégasques recommandent aux résidents de porter des vêtements longs et amples, ainsi que d’utiliser des répulsifs pour se protéger des piqûres de moustiques.
En cas de contraction d’une arbovirose lors d’un voyage lointain ou proche, le docteur Voiglio insiste sur l’importance de faire rapidement un examen de laboratoire et d’informer « la direction de l’action sanitaire pour mettre en place des mesures individuelles » (comme l’utilisation de répulsifs adaptés) pour la personne malade et son entourage, ainsi que « des mesures collectives » de démoustication.
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