Le Stade Louis-II, habituel antre des footballeurs de l’AS Monaco, a remisé les cages pour accueillir les poteaux de rugby. Comme en 2019, le XV de France a choisi la Principauté pour préparer la Coupe du monde. Ce stage monégasque, qui s’achèvera le 14 juillet, marque le point de départ de huit semaines de travail jusqu’au très attendu match d’ouverture le 8 septembre contre les All-Blacks.
Le programme a été minutieusement construit par le directeur de la performance Thibault Giroud, qui s’est basé sur toute l’expérience accumulée par la délégation tricolore ces quatre dernières années. Pour entrer directement dans le vif du sujet en termes d’intensité et de qualité sans repartir de la base, le staff tricolore a fait le choix assumé de ne laisser que deux semaines de vacances, le minimum légal, aux finalistes du top 14, les Toulousains et les Rochelais. Un délai court mais tout le monde piaffait de toute façon d’impatience à l’idée de démarrer l’aventure.
« Heureux de se retrouver »
« Au-delà de la qualité des joueurs, on a un groupe avec une super mentalité. L’objectif n’est plus de créer une cohésion mais de l’entretenir. Les gars sont arrivés avec de la fraîcheur. Ils ont fait les efforts, sont revenus avec le poids qu’on leur demandait d’avoir malgré des titres à fêter, de supers résultats en club », salue William Servat, l’entraîneur des avants. « On est très heureux de se retrouver. L’état d’esprit est positif. Il y a beaucoup de joie », complète le Montpelliérain Arthur Vincent.
Gravement blessé au genou en septembre dernier, le centre a « de très bonnes sensations », lui qui n’a plus joué en match officiel depuis mais a été suivi de près tout au long de sa convalescence par le staff des Bleus. « Tout va bien pour lui, comme pour Gabin Villière (qui a enchaîné les pépins ces derniers mois) et Baptiste Serin (touché au genou lors du quart de Challenge Cup entre Toulon et les Scarlets) », rassure Thibault Giroud.
Les 42 joueurs (ils ne seront plus que 33 le 21 août), qui logent dans un hôtel à quelques mètres seulement du stade Louis-II, se sont entraînés au complet et sans bobo ces deux derniers jours. Cette première semaine doit servir à égaliser les états de forme avec un travail par groupes et adapté. Sous le cagnard, ils ont ce mardi débuté par un échauffement ludique à base de tennis-ballon et de badminton avant d’enchaîner les courses à haute intensité, les duels en un-contre-un et de finir par une opposition rythmée.
Jour off ce mercredi
« On ne veut pas courir pour courir. Tout ce qu’on développe doit être transférable le week-end sur le terrain. On veut jouer comme on s’entraîne et pas s’entraîner comme on joue », explique le directeur de la performance du XV de France. « Le rugby a évolué. Le temps de jeu effectif est plus important. Il y a moins de mêlées, moins de touches, beaucoup plus de jeu courant. Il faut être prêt ».
Si le volume de travail a été divisé par deux par rapport à la préparation du Mondial 2019, le niveau d’exigence est monté de plusieurs crans. Une tente gigantesque a ainsi été installée derrière l’un des en-buts du stade Louis-II avec à l’intérieur des dizaines d’appareils de musculation. C’est ici que transpirent fort les hommes de Fabien Galthié en matinée avant de basculer sur le rugby l’après-midi. Les journées sont intenses mais compressées (après 15h, ils n’ont plus d’activité physique).
Ce mercredi, les joueurs bénéficieront d’un jour de repos, où ils seront libres de profiter des joies de la région, avant deux nouvelles journées d’entraînement intensif. Vendredi, ils prendront leur premier bain de foule lors d’une séance ouverte au public*.
Les commentaires sont fermés.