Montagne. L’université de Grenoble et la Sorbonne des cimes encordées

Ensemble, leurs expertises partagées sont à l’origine de pas moins de 13 articles scientifiques allant jusqu’au sommet des Andes, étudier la population qui vite le plus haut au monde. Les partenariats entre l’Université de Grenoble Alpes et l’École nationale des sports de montagne (ENSM), qui chapeaute l’ENSA de Chamonix, formant guides et moniteurs de ski, et le Centre de Prémanon (Jura), pour les professions du nordique et les accompagnateurs en montagne, ne date pas d’hier.

Depuis 2010, le Pôle Recherche biomédicale de l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme (ENSA) et l’UGA, via le laboratoire Hypoxie Physiopathologie (HP2/INSERM) collaborent sur des projets de recherche en physiologie dans le domaine de l’hypoxie d’altitude. Et un projet conjoint, concernant l’entraînement des athlètes en altitude, dans la perspective de la préparation des équipes de France aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, est en cours. Paul Robach, responsable du Pôle Recherche biomédicale de l’ENSA et chercheur associé du laboratoire HP2, est l’un des pivots de ces programmes.

 

Par ailleurs, le Laboratoire d’essais des matériels de montagne de l’ENSA collabore avec le laboratoire CNRS « Environnement de Dynamiques des Territoires de Montagne », associé à l’UGA, sur le thème des éboulements en montagne ainsi que de la dynamique des ponts de neige au-dessus des crevasses. Aussi, la convention signée ce vendredi 10 novembre sur le campus grenoblois par Manuel Brissaud, directeur général de l’ENSM et Hervé Courtois, Vice-président recherche et innovation de l’UGA vient formaliser des coopérations opérationnelles dans des domaines tels que la recherche biomédicale, l’impact du réchauffement climatique, l’accompagnement universitaire des athlètes de haut niveau, la formation et l’expertise. Mais aussi renforcer les synergies. Des personnels de l’ENSM interviennent auprès de l’Université grenobloise, pour les composantes STAPS, comme des personnels de cette dernière interviennent dans la formation générale commune aux métiers de la montagne.

L’encadrement des sportifs de haut niveau, notamment au bénéfice des athlètes du Pôle France de ski-alpinisme, pourrait être encore optimisé. En matière de formation, l’association de l’ENSM au projet de diplôme inter-universitaire de médecine de montagne, apparaît comme un prochain axe de coopération.

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