C’est sous le soleil qu’ont eu lieu les cérémonies du Souvenir, ce mercredi 1er Novembre, en hommage aux morts pour la France, inhumés dans différents cimetières malouins.
Entouré d’élus et des autorités civiles et militaires, Gilles Lurton, maire, a déposé une gerbe devant les carrés militaires des cimetières anciennement des trois villes, Rocabey pour Saint-Malo, puis Paramé et enfin Lorette, à Saint-Servan.
À Rocabey, Marc Jean, responsable des archives municipales, a rappelé les noms des six frères Ruellan, morts lors de la Première guerre mondiale. Celui d’Éric Hurt, qui pourrait être ce marin anglais mort le 18 juin 1940 sur la route en convoyant des véhicules, du port aux grèves de Chasles, où ils seraient détruits. Ou encore Jean Béchu, résistant, déporté puis militaire d’active au sein d’une section administrative spéciale (SAS) en Algérie.
Paramé s’est souvenu d’Elie Marais, mort à 18 ans alors qu’il était matelot à bord du sous-marin Surcouf, péri en mer le 18 février 1942, et d’André Laurent, 23 ans, mort en déportation le 28 avril 1943.
À Saint-Servan, ce sont six résistants durant la Seconde Guerre mondiale qui seront cités, Marcel Bosquet, fusillé au Mont-Valérien ; Gaston Buy, tombé à la cité d’Alet ; André Le Lostec, abattu à Saint-Armel, Joseph Lemonnier et Armand Pasquet, exécutés à Saint-Rémy-du-Plain, alors qu’Eugène Pasquet, son frère, succomberait à ses blessures à Paramé, le 16 mars 1945.
La cérémonie s’est inclinée aussi devant les sépultures de tous les autres soldats, parfois Russes, Américains, tombés aussi en Corée, en Indochine, en Algérie ou au Tonkin.
De nombreux porte-drapeaux étaient là, alors que dans les allées ils étaient nombreux, prévoyants, à retirer pots de fleurs et jardinières, en prévision d’une tempête qui aura décalé de plusieurs journées le fleurissement multicolore des cimetières qui va si bien à la Toussaint.
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