Mory Kanté, Salif Keita, Fela Kuti… Comment la musique africaine a rejoint la modernité après la décolonisation
Dans les années 60, une vingtaine de pays africains deviennent indépendants et un peu partout en Afrique de l’Ouest, les gens en tenue chic allaient à des soirées un peu guindées où jouaient des orchestres dans des country clubs, des night-clubs. Ces musiques racontaient les scooters, les voitures, les filles, le reflet de ce que l’on voyait aux actualités en Europe et aux États-Unis. On y racontait un pays en train de naître, avide de modernité. La guitare devient un symbole et se popularise au sein des orchestres qui feront danser.
Pour Florent Mazzoleni : « Ce n’était pas encore une musique du peuple mais avec ces soirées qui petit à petit se démocratisent et ensuite les disques, la popularité de ces musiques a grandi ».
Au Ghana, le Highlife avec son nom qui aspire à la modernité est créé par des musiciens issus de fanfares militaires. « C’était une sorte de jazz africain avec des arrangements de cuivres. Calqué au début sur la rumba congolaise, le highlife est devenu plus spirituel, avec des influences funk et un chaloupé issu des îles caribéennes » relate Florent Mazzoleni. Le Ghana étant le premier pays à accéder à l’Indépendance en 1957, cette musique met un accent sur la politique et influence ses voisins. Sa figue de proue était E.T. Mensah avec son Ghana Freedom devenu un héros que l’on célèbre toujours aujourd’hui.
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