Nice. Qui était Garibaldi, dont une célèbre place porte son nom ?

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Giuseppe Garibaldi, né à Nice en 1802 et père fondateur de l’Italie moderne, a une place à son nom et une statue à son effigie dans la capitale azuréenne. (©Cyril Bottollier-Lemallaz / Actu Nice)

C’est l’une des places les plus réputées de la ville de Nice (Alpes-Maritimes). Au départ de la route de Turin, toute proche du port Lympia, la place Garibaldi est très fréquentée.

Avec la statue en son centre et sa vue sur le musée d’art moderne et d’art contemporain, la place Garibaldi doit son nom à un illustre personnage.

Une statue et une place à l’effigie de Garibaldi

Cette place est un véritable carrefour : difficile de ne pas passer par cet endroit en se rendant dans le centre-ville en tramway, à pied ou en voiture.

Au milieu de ce lieu entouré de bars, brasseries et restaurants, une statue est dressée en l’honneur de celui qui a donné son nom à l’endroit : Giuseppe Garibaldi.

Né à Nice en 1807

Cet homme est né à Nice le 4 juillet 1807. Il a un acte de naissance français mais est l’un des pères fondateurs de l’Italie moderne.

Issu d’une famille de marins, installée sur le port de Nice, il embarque sur les bateaux dès l’adolescence et part à l’aventure. Il découvre les grandes villes en accostant dans leur port, comme Constantinople et Rome.

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L’espoir de l’unité italienne et des rébellions

Garibaldi fait partie d’une jeune génération avec l’espoir de renouveau politique, l’ouverture à la démocratie, l’idéal républicain. L’idée d’une Italie unie, de la fin des royaumes divisant la botte, fait son chemin. Il se lie à Mazzini et, après une tentative de complot ratée à Gênes, en 1834, il est condamné à mort par contumace et s’exile en Amérique du Sud.

Il mène là-bas une rébellion avec des indépendantistes, formant une Légion italienne, avec ses « chemises rouges », contre l’Empire brésilien puis contre le dictateur argentin avec la république uruguayenne.

Il se bat pour la République mais aide la monarchie…

De retour en Europe en 1848, il se bat pour ses valeurs républicaines, tente de mettre en place une République à Rome mais échoue, notamment à cause de Napoléon III venu au secours du pape.

De nouveau exilé, il revient en 1854 et aide Victor-Emmanuel II, roi de Sardaigne, duc de Savoie et prince de Piémont, successeur de Charles-Albert avec qui Garibaldi s’était déjà rapproché.

… pour l’unité italienne

Après plusieurs années à se battre pour l’unité italienne, Garibaldi mène l’expédition des Mille, en 1860, depuis Gênes pour unifier le sud de l’Italie par la Sicile et remonter jusqu’à Naples, avec 1.000 volontaires.

Dans le même temps, Nice et la Savoie sont cédés à la France, par référendum, en remerciement des services rendus par les Français à Victor-Emmanuel. Ce dernier est enfin proclamé roi de l’Italie unifiée en 1861.

Objectif atteint

Garibaldi continue de mener bataille, notamment pour faire de Rome la capitale du pays. S’il n’y parvient pas, d’autres réussissent cet objectif en 1870, au moment où le Niçois aide la France contre les Prussiens, après la fin de l’Empire.

En 1874, Giuseppe Garibaldi devient député de Rome puis termine sa vie, en 1882, sur l’île de Caprera.

Un grand attachement à Nice

Il a toujours gardé une attache spéciale à Nice : c’est ici qu’il revient en 1848 après son exil en Amérique du Sud, là qu’il se rend également avant de partir aider les peuples indépendantistes.

Preuve de son importance, la place qui porte son nom, l’une des plus anciennes de la ville, construite avant sa naissance, est renommée en son honneur, de son vivant, en 1871. La statue, dont le regard est tourné vers Turin, tout un symbole, est érigée neuf ans après son décès.

Sources : Larousse ; « Joseph Garibaldi, un grand niçois », Collection « Les hommes », Ville de Nice

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