Niger, confronté à une situation financière difficile, a récemment annoncé une série de mesures visant à atténuer les pressions budgétaires et à mobiliser des ressources pour faire face à ses défis économiques. Cette initiative survient à la suite de l’annonce d’une révision budgétaire drastique, réduisant le budget de l’État de 40 % le 8 octobre 2023.
Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), au pouvoir depuis le coup d’État de juillet dernier, a mis en place un « fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie » dans le but de collecter des fonds pour soutenir l’économie nationale. Cette mesure vise à résoudre les problèmes financiers qui ont affaibli le pays, résultant de facteurs tels que la pandémie de COVID-19, la volatilité des prix des matières premières et d’autres contraintes économiques.
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Le fonds de solidarité sera alimenté par une série de prélèvements sur divers secteurs. Les hydrocarbures et les redevances des opérateurs de télécommunications titulaires d’une licence dans le pays seront soumis à des prélèvements. De plus, un prélèvement de 10 francs CFA (environ 1 centime d’euro) par ticket de transport terrestre, y compris les péages routiers, contribuera également au fonds. Les entreprises, les ONG et les programmes de développement seront mis à contribution pour mobiliser des ressources.
L’une des initiatives notables du CNSP est un appel à l’aide aux diasporas nigériennes. Des ressortissants nigériens vivant à l’étranger ont déjà répondu à cet appel en faisant des dons importants. La diaspora nigérienne au Togo a versé 100 millions de francs CFA (environ 150 000 euros), tandis que la diaspora nigérienne de Dubaï a contribué avec 10 millions de francs CFA.
Cependant, ces mesures ne sont pas sans controverse. Certains remettent en question la viabilité des prélèvements proposés, en particulier ceux sur les péages routiers et les billets d’avion, arguant que les revenus générés ne seront peut-être pas suffisants pour combler le déficit budgétaire. Il est à noter que la suspension des financements occidentaux a exercé une pression supplémentaire sur les ressources du Niger, incitant ainsi le gouvernement à explorer des moyens alternatifs pour répondre à ses besoins financiers.
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La situation économique au Niger demeure un défi complexe, et le succès de ces mesures dépendra de leur mise en œuvre efficace et de la collaboration de toutes les parties prenantes, y compris la diaspora nigérienne et les secteurs concernés par les prélèvements. Le pays est confronté à une période cruciale pour la gestion de ses ressources financières et pour le développement de solutions durables pour relever ces défis économiques.
Prince Beganssou
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