Attachées à leurs racines, la culture celte pour Nolwenn Leroy, gitane pour Kendji Girac, les deux coachs ont aussi en commun d’avoir été révélés par un télécrochet, Star Academy pour la première et The Voice pour le second. L’occasion de les réunir pour évoquer leur parcours, leur complicité et leurs projets.
Le Gitano et la Bretonne c’est un peu la rencontre du feu et de la glace…
Nolwenn Leroy : Je dirais plutôt du feu et de l’océan, parce que la glace… (rire) Il fait bon en Bretagne ! Ce qui nous lie c’est la fougue et la passion. Tous les deux, nos vies ont basculé en devenant parents. Avec Kendji, on a des valeurs communes. Je suis très proches des miens. Je suis un peu un électron libre dans ce métier. Kendji, Je l’ai toujours apprécié. C’est quelqu’un d’intègre et de sincère. Tout le monde n’est pas comme lui.
Kendji Girac : Avec Nolwenn, on a la même sensibilité. Devant les enfants, on est désarmés.
Il paraît qu’il y a encore plus d’émotion cette année dans « The Voice Kids ».
N.L. : Oui, c’est ce qui fait la beauté de l’émission. On n’est pas dans l’urgence. J’ai été coach mystère dans la version adulte, je savais que certains talents tentaient leur chance pour la dernière fois, il y avait une responsabilité. Les enfants ont toute la vie devant eux. On essaie de leur donner de bons conseils de vie et de leur donner de la confiance en soi.
K.G. : Ce qui est gratifiant c’est de voir les enfants prendre en compte nos conseils, les voir progresser. Je suis fier de ça. C’est cette évolution qui me fait vibrer dans The Voice Kids.
Nolwenn, pourquoi avoir accepté ce rôle de coach ?
N.L. : On me l’avait déjà proposé mais je n’avais pas le courage. Je ne me sentais pas légitime. Jai démarré par un télécrochet. Je sais comment ça se passe. Je suis toujours très méfiante. Mais quand je m’engage, j’y vais avec tout mon cœur. Dans The Voice Kids, on n’est pas dans le jugement. C’est un honneur d’y apporter ma petite pierre.
Justement, est-ce que ça rapproche d’avoir été découvert dans un télécrochet ?
N.L. : On a eu la chance rare d’avoir été choisis par le public. C’est la plus belle victoire dans le parcours d’un artiste.
K.G. : Avant de commencer une carrière, on démarre avec un capital d’amour qui nous porte pour la suite.
Cela n’a pas toujours été bien vu…
N.L. : Surtout à l’époque de la la Star Ac, moins avec The Voice ! Avec Star Ac, on a essuyé les plâtres. On était surmédiatisés. C’était un tremplin extraordinaire mais l’enjeu était de s’inscrire dans la durée, de trouver son univers. Depuis, la mentalité du milieu de la musique a changé. Les producteurs ne peuvent pas se passer des artistes de The Voice.
K.G. : Je ne me suis jamais intéressé aux critiques. J’essaie de tirer le meilleur parti de tout et de me focaliser sur les chansons.
Quel enfant étiez-vous à sept ans ?
K.G. : Je chantais déjà à tue-tête. J’avais la voix d’un sifflet. Je chantais fort et je cassais les oreilles de ma mère. On me demandait de chanter autour du feu pour mes oncles, mes tantes, mes cousins. Vers 10-11 ans, je demandais des montres pour une chanson (rire). Quand on changeait d’emplacement, on rencontrait des gens de la communauté et je leur disais : « Je chante si tu me donnes une montre ». C’est comme ça que j’ai eu ma première montre (rire).
N.L. : Je faisais des spectacles pour ma maman, ma famille. J’ai commencé à chanter au moment d’une rupture familiale. Je me suis réfugiée dans la musique. Je la mettais très fort et je chantais très fort pour couvrir ce qui se passait dans la maison. Quand j’étais triste, angoissée, je montais dans ma chambre, je mettais mon double cassette à fond et je chantais. Ça apaisait tous mes maux. C’est encore le cas aujourd’hui. Ma plus belle récompense est de recevoir des lettres de personnes qui me disent qu’ils vont mieux en écoutant mes chansons.
Kendji, êtes-vous toujours itinérant ?
K.G. : Oui, si je ne voyage pas, pour moi, ce n’est pas normal. Je suis souvent parti, entre les concerts, avec mes parents. Je voyage en caravane. Cela changera surement quand ma fille ira à l’école.
Le fait d’être parent change-t-il votre façon d’être coach ?
K.G. : Oui, j’ai l’impression que tous les enfants sont les miens. On est plus sensibles.
N.L. : Forcément, avant de dire quelque chose, on pense à quel impact cela aurait sur nos propres enfants ou sur l’enfant que nous avons été.
Qu’allez-vous faire après « The Voice Kids » ?
N.L. : Pour la première fois, je lève le pied côté musique. Je tourne pour TF1 la série Brocéliande, un polar mystique dans la forêt de Merlin. Ce sera diffusé en 2024. Par manque de confiance, j’ai mis longtemps avant de me lancer dans la comédie. Je suis à la croisée des chemins.
K.G. : Je suis jaloux ! La comédie, ce sont d’autres émotions de la musique. On discute de scénarios. En attendant, je serai tout cet été dans les festivals.
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