Nous avons testé : l’hôtel « Maybourne Riviera », à l’avant-garde de Monaco

Publié le 9 avr. 2022 à 14:00

Audacieux, ambitieux, avec la volonté de bousculer les codes hôteliers de la principauté monégasque, qui n’est qu’à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau, et d’attirer estivants aussi bien que clientèle d’affaires, le nouveau cinq-étoiles prend le large avec superbe.

L’audacieuse architecture de Jean-Michel Wilmotte se dresse en équilibre vertigineux au-dessus de la Méditerranée.© Richard Haughton ; VIA-TOLILA

Le concept. Haut perché, dominant la baie de Monaco, le « Vista Palace », fermé depuis de nombreuses années, sombrait. Jusqu’à son rachat en 2016 par le groupe hôtelier de luxe Maybourne, souhaitant lui substituer un cinq-étoiles design, arty, épicurien. Un hôtel unique comme le sont ses palaces londoniens, le « Claridge’s », le « Connaught » et le « Berkeley ». Pari réussi, le « Maybourne » juste ouvert pour la nouvelle saison, trône en majesté au bord de la corniche.

Le groupe Maybourne a conçu son cinq-étoiles comme une adresse design et épicurienne.

Le groupe Maybourne a conçu son cinq-étoiles comme une adresse design et épicurienne.© Richard Haughton

La déco. Signée Jean-Michel Wilmotte, l’architecture extérieure aérienne, d’un blanc immaculé, en équilibre vertigineux au-dessus de la Méditerranée, interpelle d’emblée. Dans le lobby, une oeuvre magistrale de Louise Bourgeois côtoie une paroi mobile en verre de Le Corbusier. Le ton est donné, artistique, avec plus de 1.000 oeuvres dispersées dans l’ensemble du « Maybourne Riviera », chambres et jardins (dessinés par Jean Mus) compris. Pour personnaliser chaque espace, outre l’équipe de designers interne qui a oeuvré sous la houlette de Michelle Wu, se sont succédé André Fu, Bryan O’Sullivan Studio, Marcelo Joulia ou encore Pierre Yovanovitch. Leurs styles heurtés se fondent pourtant harmonieusement. Ils rythment les espaces, les animent.

Parmi les quatre tables de l'hôtel, le restaurant « Ceto » est orchestré par Mauro Colagreco.

Parmi les quatre tables de l’hôtel, le restaurant « Ceto » est orchestré par Mauro Colagreco.© Matteo Carassale ; VIA-TOLILA

Le goût. Quatre tables dont une japonaise, d’excellence, mais celle qui subjugue n’est autre que « Ceto », orchestrée par le chef triplement étoilé Mauro Colagreco. Adepte de la préservation des espèces menacées et de l’approvisionnement, au plus près, chez des producteurs bios, il a confié les cuisines à deux de ses disciples : le jeune Andréa Moscardino et Julieta Canavate, pâtissière. Un duo qui matche. Il faut craquer pour les chips à la peau de murène, la ventrèche de thon maturée, la grosse langoustine grillée sauce citronnée et les légumes tendres à croquer, cueillis à peine poussés, puis succomber au millefeuille marin à l’algue nori, vanille Bourdon, pour atteindre le nirvana des épicuriens.

Dans le lobby.

Dans le lobby.© VIA-TOLILA

Les chambres : 70 chambres et suites, immenses, entre 45 m2 et 220 m2, certaines avec une piscine privée.

Combien : en moyenne saison, à partir de 850 euros pour deux, 900 euros avec petit-déjeuner, jusqu’à 4.550 euros pour une suite Grande Riviera. Des prix certes élevés mais dans la fourchette de ceux pratiqués par les cinq-étoiles de Monaco.

C’est où : 1.551 route de la Turbie, 06190 Roquebrune-Cap-Martin. maybourneriviera.com

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