Haïti célèbre le 220e anniversaire d’indépendance ce 1er janvier 2024. Des célébrations qui tendent à se démarquer de la tradition en raison de la situation d’insécurité dans le pays, notamment sur les routes.
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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Marie André Belange
Pas de Te Deum ni de discours aux Gonaïves pour marquer cette date historique. Cette année, le Premier ministre Ariel Henry ne se rend pas dans la cité de l’indépendance, mais reste dans la capitale. Accompagné des membres de son gouvernement, Ariel Henry va faire une offrande florale au musée du Panthéon national, puis prononcer le traditionnel discours du 1ᵉʳ janvier dans les jardins du Musée.
Ces dernières années, les autorités ont souvent renoncé à se rendre aux Gonaïves pour la fête de l’indépendance à cause de l’insécurité sur les routes contrôlées par des gangs armés, mais aussi parce qu’elles ne sont pas les bienvenues dans la cité de l’indépendance.
Pour ce 1ᵉʳ janvier, des mouvements de protestation sont par ailleurs prévus dans les rues de Port-au-Prince pour exiger le départ du Premier ministre après le 7 février 2024 et dénoncer l’insécurité qui gangrène la vie quotidienne de citoyens qui aspirent à la paix pour renouer avec les traditionnelles fêtes de fin d’année.
C’est un pays dont on voit l’étiolement progresser de plus en plus.
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