« On donne de la visibilité à des films qu’on ne verrait pas »

Du 22 au 28 mars, les 40e Rencontres du cinéma latino-américainseront de retour au cinéma Jean-Eustache, à Pessac. Au programme, une semaine de projections autour du thème : « 1983-2023 : le cinéma filme les luttes ». « Nous avons choisi d’éclairer les années 80, pas seulement…

Du 22 au 28 mars, les 40e Rencontres du cinéma latino-américain seront de retour au cinéma Jean-Eustache, à Pessac. Au programme, une semaine de projections autour du thème : « 1983-2023 : le cinéma filme les luttes ». « Nous avons choisi d’éclairer les années 80, pas seulement parce qu’elles voient la naissance des Rencontres en Gironde, mais surtout parce qu’elles sont un tournant important du cinéma en Amérique latine. » Gloria Vergès, coprésidente qui était déjà là lorsque le festival est né, raconte ce qui a changé depuis et en quoi cette édition sera particulière.

Les Rencontres fêtent leurs 40 ans cette année. Qu’est-ce qui a changé entre 1983 et 2023 ?

À l’époque, on voyait très peu de cinéma latino-américain circuler. Aujourd’hui, les choses ont changé. Les années 80, et c’est la raison pour laquelle nous les mettons en lumière, ont représenté un tournant. Un comité des cinéastes d’Amérique latine a été créé, puis une fondation du nouveau cinéma latino-américain, en défendant toujours un cinéma critique et populaire. Les cinéastes latinos d’aujourd’hui ont transformé et adapté ce qui a été théorisé dans les années 80. Et nous, on essaie toujours de donner de la visibilité à des films qu’on n’a pas l’habitude de voir.

Vous êtes essentiellement des bénévoles. Vous visionnez des centaines de films. C’est un travail de titan…

Maintenant, on a une salariée, heureusement. Car au-delà des visionnages, de la traduction, du choix des 10 films en compétition, il y a la logistique à prévoir. D’autant que nous avons développé les interventions auprès des scolaires… Les Rencontres touchent environ 3 500 scolaires et entre 1 500 et 2 000 spectateurs.

Vous faites un focus sur Jorge Sanjinés. Pourquoi avoir choisi ce réalisateur ?

Il est l’un des plus grands réalisateurs boliviens. Il a 86 ans, donc il ne sera pas présent, mais il continue toujours à faire des films avec la communauté andine. D’ailleurs, nous ouvrirons avec « La Nacion clandestina » et refermerons cette édition 2023 avec son dernier film, « Los Viejos soldados ». Bref, on a hâte que ça commence !

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