La recette est simple. Placez Richard Maria à la tête de la marque et laissez mijoter. Oh, pas longtemps. Maya Collection est née à Monaco il y a seize ans avec l’ouverture, avenue Princesse-Charlotte, du restaurant haut de gamme MayaBay, spécialisé dans la cuisine thaï et japonaise. Et Richard Maria n’a été nommé directeur général de la marque qu’en 2021. En seulement deux petites années, il a amené la marque appartenant à Jean-Victor Pastor, bien au-delà de Monaco, avec une exigence, une rigueur toujours poussées à leur paroxysme. Une ouverture à Dubaï en mai 2002, à Porto Montenegro depuis le 1er juillet, à Riyad en septembre, à Mykonos l’année prochaine. Des pistes « solides » sont à l’étude pour signer d’autres franchises à Doha, Londres, Miami et New York. Ainsi qu’à Courchevel pour la première ouverture d’un duo hôtel-MayaBay. La marque gère, en propre, Le MayaBay Monaco, Le Maya Altitude et Le Refuge de la Traye qui se situent à Méribel. Les autres établissements sont développés en franchise. Qu’est-ce que Le MayaBay a donc de si exceptionnel? Quand on sait que le ticket d’entrée pour ouvrir une franchise est de 6 millions d’euros, dans un espace en vogue d’au moins 700 m² pour y installer 200 couverts minimum, sans compter le staff à recruter qui sera nécessaire pour faire tourner la machine… Tout simplement : la qualité. De la cuisine au service en passant par l’emplacement de l’enseigne et la décoration intérieure.
Développement chirurgical
« Nous devons cette aventure à nos clients. Celles et ceux qui ont aimé l’expérience MayaBay ici à Monaco et qui ont souhaité la poursuivre là où ils voyagent. Nous recherchons pour eux les meilleurs emplacements, dans les plus belles villes du monde. » 160 plats à la carte, 70 salariés minimum pour faire tourner le restaurant avec une carte composée à 80 % par les équipes Maya Collection et 20% laissés à la discrétion du franchisé. À Monaco, par exemple, Le MayaBay reçoit quelque 70 000 clients chaque année. Rentable? Assurément. Mais Richard Maria doit s’assurer de la « compatibilité » du franchisé. « Nous faisons un métier de service et pour que nous puissions valider une franchise, la personne ou le groupe doit incarner les mêmes valeurs que nous.
Le plus du MayaBay ? Toucher les cinq sens du client pour créer une émotion
Lesquelles pourraient se résumer en trois mots : simplicité, partage et luxe. Ces valeurs sont un des trois critères qu’il convient de réunir avant signature, avec le fait que le franchisé ait déjà opéré des hôtels et qu’il dispose de l’assise financière suffisante pour démarrer un tel projet. C’est un développement chirurgical. Nous sommes sur un temps long. Rien n’est laissé au hasard. » Entre le premier contact avec un candidat et l’ouverture effective d’un restaurant MayaBay, il se passe dix-huit mois. Comme pour l’ouverture à Dubaï.
Exporter l’exigence
Maya Collection qui compte quinze collaborateurs récupère un pourcentage – confidentiel – sur chaque franchise. « Il y a 110 points de contrôle que nous nous engageons à vérifier chaque année pour conserver le niveau de qualité de nos établissements. L’exigence, la qualité et l’humain, voilà notre ADN. » L’objectif affiché est de signer une vingtaine de franchises d’ici cinq ans. Et Richard Maria a le sourire. D’autant que Maya Collection regroupe également deux autres concepts. Le MayaMia, une cuisine 100 % italienne avec des produits choisis importés d’Italie, des serveurs qui parlent italien, pour que le client vive un réel instant de dolce vita. Autre cuisine du monde développée par Maya Collection, la cuisine indienne et méditerranéenne avec Le MayaJah. Pour l’heure, ces établissements sont basés à Monaco mais qui sait ce que nous concocte encore le directeur général qui aime à « exporter l’exigence ».
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