Comme si le soleil ornais ne suffisait pas à éblouir les délégations internationales, Christophe de Ballore, président du Conseil départemental rajoute de grands appels de phares. Objectif : encourager les équipes de sports équestres à s’installer au Haras du Pin pendant les Jeux olympiques de 2024. Ce jeudi 10 août 2023, le département et les équipes du Haras du Pin présentaient aux fédérations – accueillies pour le championnat d’Europe de concours complet – les nouvelles installations du stade équestre.
« À propos des délégations pour les JO, j’en sais un peu plus, mais je ne vous en dirai pas plus », lâche Christophe de Ballore. Le suspens reste entier, mais les envies sont bien visibles. « L’opération de ce matin est destinée aux équipes internationales. Elle va peut-être susciter de nouvelles vocations pour venir préparer les Jeux ici. »
Léni Flouvat
Un stade équestre à la dimension mondiale
Derrière ses lunettes rondes, les yeux d’Arnaud Rousseau, directeur par intérim du Pôle international de sports équestres contemplent le travail accompli. Les installations ont été livrées en juin 2023. Une vraie boîte à outils pour cavaliers et cavalières.
« Nous avons quatre carrières. Deux de concours et deux de détente. Dans le prolongement, on retrouve 300 boxes en dur avec un grand parking pour les vans, les camions et les fourgons, détaille le responsable. Nous avons aussi un bâtiment d’accueil avec deux espaces de restauration, une salle de presse… »
Léni Flouvat
Le tout a été financé à hauteur de 24 millions d’euros par la Région Normandie, le Conseil départemental de l’Orne et le Fonds Éperon. L’idée : faire passer le Haras du Pin de l’échelle nationale à la dimension mondiale. « Il faut savoir que nous ne disposions pas d’un équipement de cette envergure en France, souligne Emmanuel Feltesse, élu à la Fédération française équestre. Nous sommes quand même la troisième fédération sportive en nombre d’abonnés en France. »
Des travaux encore à venir
Les équipements sont prêts pour les JO, mais ailleurs sur le site du haras, il reste encore du travail. Le processus de transformation du site n’est pas terminé. « On a revu les accès au site historique pour éviter les embouteillages des Jeux équestres mondiaux de 2014. Tout est consigné dans un cahier des charges », assure le président du Conseil départemental.
Après le sport et le tourisme sportif, le Haras veut aussi ajouter la carte « formation » à son offre. « Le site de Pontavice est en pleine transformation. « Nous allons y créer un campus pour accueillir des groupes de la filière équine. Nous avons aussi noué un partenariat avec les pompiers qui vont travailler à la gestion des chevaux en perdition », détaille Christophe de Ballore. Ces travaux devraient être terminés d’ici un an.
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