Otages français, aide humanitaire à Gaza, situation au Niger… Ce qu’il faut retenir des déclarations d’Emmanuel Macron

Otages français, aide humanitaire, enveniment au Liban ou encore Niger… Dans un entretien avec des journalistes, le président de la République a évoqué la guerre entre Israël et le Hamas. Le président français a par ailleurs indiqué qu’il n’excluait pas un déplacement au Proche-Orient « dans les prochains jours, les toutes prochaines semaines », s’il parvenait à « obtenir des choses utiles » grâce à ce voyage.

Il a précisé en outre que la France allait envoyer « une aide humanitaire d’urgence » dans « les plus brefs délais », notamment « en médicaments », en direction de l’Égypte et à destination de la population de la Gaza. Ce qu’il faut retenir de ses déclarations.

Au moins une otage française, six autres « présumés »

« Nous avons au total sept disparus. La jeune Mia Shem est la seule dont le statut d’otage est confirmé », a relevé le président lors d’un briefing téléphonique avec des journalistes, en référence à la Franco-israélienne dont une vidéo a été diffusée lundi par l’organisation islamiste palestinienne du Hamas.

« Pour les six autres il y a une présomption de prise en otage mais sans certitude », a-t-il ajouté, en évoquant des « éléments recoupés avec les services et les autorités israéliennes ». Il s’est dit néanmoins « inquiet pour plusieurs d’entre eux car le bilan des victimes françaises n’a cessé de croître ces derniers jours ». Des disparus sont régulièrement identifiés parmi les corps des 1 400 victimes retrouvées après l’attaque du Hamas.

Emmanuel Macron a fait état de « discussions avec les services, et avec les autorités israéliennes, et à travers divers contacts par le truchement du Qatar notamment » pour obtenir leur libération. « Nous sommes confiants : les canaux que nous avons sont les bons et sont utiles », a-t-il assuré en soulignant le « rôle très important » joué par le Qatar dans la libération de deux otages américaines. « Ces discussions nous maintiennent dans l’espoir que nous pourrons trouver des solutions pour sortir le maximum d’otages », a-t-il insisté.

Un déplacement au Proche-Orient possible dans les prochains jours

Emmanuel Macron qui a redit qu’il n’excluait pas un déplacement au Proche-Orient « dans les prochains jours, les toutes prochaines semaines », s’il parvenait à « obtenir des choses utiles » grâce à ce voyage. Ce déplacement « sera dépendant des échanges que j’aurai dans les prochaines heures, les prochains jours avec tous les dirigeants de la région », a précisé le chef de l’État.

Aide humanitaire envoyée en Égypte

La France va envoyer « une aide humanitaire d’urgence » dans « les plus brefs délais », notamment « en médicaments », en direction de l’Égypte et à destination de Gaza, a indiqué Emmanuel Macron à quelques journalistes vendredi.

La France veut « pouvoir accompagner les efforts qui sont faits par l’Égypte, soutenus par les États-Unis, grâce à l’ouverture de Rafah », le poste frontière à partir duquel les Gazaouis assiégés attendent désespérément l’arrivée de premiers convois d’aide internationale. « Nous avons décidé d’augmenter de 10 millions d’euros l’aide humanitaire que nous apportons aux Palestiniens », a rappelé Emmanuel Macron.

Éviter l’embrasement au Liban

Selon lui, la France fait passer « très directement » des messages de modération et de désescalade au Hezbollah libanais afin de le dissuader d’entrer dans le conflit entre Israël et le Hamas palestinien, a déclaré vendredi à quelques journalistes le président français Emmanuel Macron.

« Nous avons passé très directement par le biais de notre ambassadeur et de nos services des messages au Hezbollah. Nous les avons aussi passés aux autorités libanaises », a-t-il dit. « Il y a eu des tirs de roquettes mais il n’y a pas eu une escalade aujourd’hui en la matière. Mais nous restons très prudents. Nous passons quotidiennement ces messages de modération », a-t-il ajouté.

Soutenu par l’Iran, le Hezbollah dispose d’une force de frappe militaire très importante. « Il y a une situation de tension qui de toute façon est extrêmement préoccupante et fait courir un grand risque à toute la région. On avertit chacun, on fait tout pour éviter l’escalade mais la situation sécuritaire demeure par définition instable car elle est à un niveau de tension et de pression très élevée », a estimé Emmanuel Macron.

Le président français a par ailleurs indiqué vendredi qu’il n’excluait pas un déplacement au Proche-Orient « dans les prochains jours, les toutes prochaines semaines », s’il parvenait à « obtenir des choses utiles » grâce à ce voyage. Ce déplacement « sera dépendant des échanges que j’aurai dans les prochaines heures, les prochains jours avec tous les dirigeants de la région », a-t-il précisé.

« Vive inquiétude » quant au président Bazoum (Niger)

Emmanuel Macron a aussi exprimé « sa vive inquiétude quant à la situation incertaine » du président du Niger Mohamed Bazoum, renversé le 26 juillet par un coup d’État et actuellement en détention. Le président français « appelle à sa libération immédiate ainsi qu’à celle de sa femme et de son fils », a fait savoir l’Élysée dans un communiqué, en soulignant « la détermination de la France à poursuivre ses efforts pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger ». Jeudi soir, le régime militaire actuellement au pouvoir à Niamey avait affirmé que Mohamed Bazoum avait « tenté de s’évader », ce que les avocats du président du Niger ont réfuté.

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