« Ça fait quoi d’être l’entraîneur de l’équipe qui a gagné deux matches de suite (3-0 face à Toulouse puis 1-0 à Monaco) ?
C’est beaucoup plus confortable que pour celui qui avait commencé par deux défaites de suite, et c’était la même personne. Les résultats arrivent et ça donne du sens à tout ce qui a été entrepris, donc c’est bien pour le club et pour l’objectif qui est le maintien en Ligue 1.
Vous n’êtes pas encore guéris ?
On se rend compte que dans les matches les choses ne sont pas assez stables pour dire qu’on est guéris. Après, le football s’organise entre deux valeurs : la joie de jouer et la cohésion. C’est vraiment le scénario de ce dernier match à Monaco (1-0), il y a eu beaucoup de cohésion, de manière à avoir de la joie à la fin. Il y a plus de sourires, ça rend l’entraînement plus léger… Mais le statut de l’équipe change à l’extérieur, vos questions changent, donc il faut rester vigilants et laisser les joueurs mobilisés dans le travail car c’est seulement le travail qui les laisse performants.
« Quand j’étais jeune, je faisais des missions d’intérim pour payer mes études. Et quand le contrat était fini, il était fini. Et pour que le contrat se prolonge, il faut être performant. »
Qu’est-ce qui a changé entre Lens (2-3) et Monaco ?
Entre Lens et Monaco, c’est le scénario qui change. À Monaco, on est tombé sur quelque chose qu’on n’avait pas encore vécu : souffrir à 0-0, avec un adversaire qui nous met à mal. Mais les joueurs ont apporté les bonnes réponses et ça crée une mémoire d’équipe sur laquelle on pourra s’appuyer si on le revit. On doit être bon dans tous les moments du jeu.
Nantes a joué dimanche, deux jours après vous, ça compte ?
Ça peut compter d’avoir du temps de récupération en moins, surtout après une défaite (contre Brest, 2-0). Ils sont comme nous, à la recherche d’un équilibre. Le match pourra être fermé par moments, mais aussi s’ouvrir rapidement en fonction de qui marque en premier. On devra gérer du mieux possible tous ces moments-là.
Ce match pourrait peut-être vous permettre de rester entraîneur de l’OL…
Ce n’est pas de la langue de bois, ce n’est pas non plus de la vigilance accrue… mais le mot intérimaire a un sens. Quand j’étais jeune, je faisais des missions d’intérim pour payer mes études. Et quand le contrat était fini, il était fini. Et pour que le contrat se prolonge, il faut être performant. C’est comme ça. Quoi qu’il arrive, je serai très heureux du poste où je serai en 2024, du moment que c’est dans ce club. »
Maxence Caqueret (milieu de terrain de l’OL) : « Enchaîner deux victoires, ça soulage, mais ce n’est qu’un début et on n’est pas du tout où on veut être. On a un dernier match avec la trêve pour bien finir l’année. Les succès, ça change la vie du groupe. C’est plus facile de sourire et d’être heureux. Mais ça vient avec du travail et beaucoup de caractère pour bien faire les choses. Défensivement, c’est le point le plus important. On savait que si on ne prenait pas de but contre Monaco, on aurait de grandes chances d’en marquer un. C’est ce qui s’est passé. Tout le monde a compris la situation, mais on n’a gagné que deux petits matches. Le nouveau staff nous a apporté de la simplicité. S’ils sont encore là c’est que le boulot a été bien fait. Le coach nous donne des bases et nous libère. En gagnant ces deux matches et en voyant ce que le staff fait, on est très heureux. On serait contents de continuer avec eux, mais il faut gagner contre Nantes, transformer positivement le boulot qui a été fait, même si ce n’est pas à nous de prendre ces décisions. » H.G.
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