« La politique à venir sera écologique ou ne sera pas », avait promis le candidat à sa réélection Emmanuel Macron, pendant l’entre-deux tours. Lundi 25 septembre 2023, le président de la République entend « clôturer une séquence ouverte en 2022 » et lancer les grands axes de la planification écologique « pour faire de la France l’une des premières nations à sortir des énergies fossiles ».
Lundi, le président réunira un conseil de planification écologique, aux côtés de la Première ministre et des ministres concernés.
À la fin de ce conseil, dans « une prise de parole diffusée et solennelle », selon les mots d’un conseiller de l’Élysée, Emmanuel Macron dévoilera les grands axes de « la vision 2030 », pour défendre « un plan sérieux, crédible pour tenir nos objectifs sur le climat et la biodiversité « .
Sans interdire forcément
Quel type d’annonces est à attendre? « La philosophie est d’utiliser l’ensemble des leviers qui sont à notre disposition, dans le but d’utiliser les plus efficaces. Sans avoir peur d’interdire quand c’est efficace, mais sans interdire forcément « , a synthétisé un conseiller de l’Élysée.
Par exemple, les plastiques à usage unique ont été interdits, mais pas besoin d’interdit pour obtenir des 50 sites industriels les plus polluants de France « un plan de réduction de leurs émissions, à hauteur de 45% à horizon 2030 ». De même, l’Élysée considère comme un succès « l’appel du président de la République à la sobriété énergétique », mais oublie de citer le coup de pouce d’un hiver particulièrement doux, pour faire baisser la consommation en chauffage.
Souveraineté
Pour éviter de « rentrer dans la logique de d’abord interdire et ensuite réfléchir à des solutions », l’Élysée veut instiller un message d’espoir, sur les carburants verts que la France pourrait produire. « Une clarification » est attendue sur le gaz, « qui est une énergie fossile et a vocation à disparaître », sans interdire tel ou tel chauffage, mais en « trouvant des solutions de remplacement ».
La planification montrera le cadre dans lequel sera détaillée la politique en faveur du véhicule électrique. Par le renforcement de la filière des batteries électriques et le développement de « la production de lithium en France, pour une question de souveraineté ».
Sur le prix de l’électricité, l’enjeu est de savoir « comment faire bénéficier les Français d’un parc nucléaire qu’ils ont contribué à financer avec leurs impôts », avance le conseiller de l’Elysée.
Il ne faut pas non plus attendre des détails, mesure par mesure, ce sera à la Première ministre et au gouvernement de mettre en œuvre la planification écologique.
Des annonces sont à venir, dans le cadre du projet de loi de finances, sur le bonus accordé aux voitures électriques, qui ne seront pas fabriquées dans des pays moins-disant d’un point de vue environnemental.
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