Deux groupes de ressortissants français et leur entourage ont pu quitter la bande de Gaza par le point de passage de Rafah lundi et mardi 7 novembre, a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. « Ils se trouvent en sécurité en Égypte, où ils ont été pris en charge par l’ambassade de France, [le] consulat général au Caire, ainsi que les équipes du centre de crise et de soutien du ministère », précise le quai d’Orsay. Au total, « plus de 100 personnes » ont été évacuées par la France. Suivez notre direct.
Benyamin Nétanyahou refuse tout cessez-le-feu. Le Premier ministre israélien a rejeté, une nouvelle fois, la possibilité d’un cessez-le-feu à Gaza. Dans un entretien télévisé avec la chaîne américaine ABC News, diffusé lundi soir, le dirigeant a ajouté que l’Etat hébreu prendrait « pour une durée indéterminée » la « responsabilité générale de la sécurité » dans la bande de Gaza à l’issue du conflit.
Médecins sans frontières appelle à un cessez-le-feu. L’organisation Médecins Sans Frontières a appelé mardi à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, « condition sine qua non » pour organiser la réponse humanitaire. Il s’agit d’une question d’« urgence vitale » pour la population du territoire palestinien sous le feu israélien, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation à Paris. Elle a également dénoncé « des signes d’humanité en trompe-l’œil et des discussions dilatoires ».
Un hôpital de campagne mis en place à Gaza par les Emirats arabes unis. Alors que l’aide humanitaire entre au compte-gouttes dans l’enclave palestinienne depuis le début du conflit, cinq avions ont quitté Abou Dhabi pour l’aéroport égyptien d’Al-Arich, près de la frontière avec Gaza. Ils transportent le matériel nécessaire à la mise en place d’une structure de 150 lits, a précisé l’agence de presse officielle émiratie WAM, dans un communiqué publié lundi soir.
L’ONU estime que Gaza est devenu « un cimetière pour enfants ». Les propos de Benyamin Nétanyahou interviennent après que le patron de l’ONU, Antonio Guterres, a réclamé un « cessez-le-feu humanitaire », « plus urgent à chaque heure qui passe » dans l’enclave palestinienne, transformée en « cimetière pour les enfants ». « Le cauchemar à Gaza est plus qu’une crise humanitaire, c’est une crise de l’humanité », a-t-il déploré. Antonio Guterres a également réitéré sa condamnation des « actes terroristes odieux » du Hamas le 7 octobre, et fustigé le mouvement palestinien, qui utilise « les civils comme boucliers humains et continue à tirer des roquettes vers Israël sans distinction ».
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