Plus de 53.000 personnes ont fui la violence des gangs à Port-au-Prince

Ils ont fui la violence et la misère qui gangrènent Port-au-Prince. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 53.000 Haïtiens ont quitté la capitale entre le 8 et le 27 mars pour échapper à la terreur des gangs. « En plus de créer des déplacements à l’intérieur de la Zone métropolitaine de Port-au-Prince (ZMPP), les attaques et l’insécurité généralisée poussent de plus en plus de personnes à quitter la capitale pour trouver refuge dans les provinces, en prenant les risques de passer par des routes contrôlées par des gangs », note l’OIM dans une étude.

Plus de 60 % de ces exilés de l’intérieur ont trouvé refuge dans les départements du Grand Sud du pays, une région qui accueille déjà « plus de 116.000 personnes qui avaient en grande partie fui la ZMPP durant les mois passés », souligne l’OIM. L’étude précise par ailleurs que huit personnes sur dix sont parties à cause des violences des gangs et près de six sur dix indiquent qu’elles resteront en dehors de la ZMPP « aussi longtemps que nécessaire ».

Toujours pas de conseil de transition formé

Plus surprenant, alors que les autorités des pays voisins craignent une vague de réfugiés, 96 % des personnes interrogées disent vouloir rester en Haïti, seulement 3 % voulant partir en République dominicaine voisine et moins de 1 % vers les États-Unis et le Brésil.

Après une vague de violence déclenchée par de puissants gangs, le Premier ministre Ariel Henry avait annoncé sa démission le 11 mars pour laisser la place à un soi-disant conseil de transition. Mais trois semaines plus tard, le conseil n’a toujours pas été formé en raison de désaccords entre les partis politiques et autres parties prenantes, et de doutes sur la légalité même d’un tel organe.

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