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Issu d’une longue lignée de Touareg, Mahamad fabrique et vend des bijoux afin de financer la construction d’écoles au Niger. Il séjourne régulièrement à la ferme du Plantey, à Labastide-Castel-Amoroux (Lot-et-Garonne), accueilli par Christelle Bouty-Bibard.
Des bijoux traditionnels
Mahamad Abdoulkader est issu d’une longue lignée de famille touareg du Niger. Ses parents et grands-parents étaient forgerons. Ils fabriquaient entre autres les outils, les ustensiles de cuisine, et aussi des bijoux, essentiellement pour toutes les familles encore nomades à l’époque.
Mahamad met à profit ce savoir-faire et vend des bijoux traditionnels pour financer la construction d’écoles.
La sédentarisation
La famille de Mahamad vendait ses produits au marché d’Agadez, et dans d’autres villages. Peu à peu, beaucoup de familles se sont sédentarisées. La famille de Mahamad s’est installée à Afara, région composée de plusieurs hameaux situés à 50 km d’Agadez. Les hameaux se sont développés, donnant place à des villages de plus en plus structurés. Les besoins en infrastructures se sont alors fait ressentir.
Afin de faciliter leur développement, la famille de Mahamad a créé une association regroupant de nombreux artisans. Ils vendent leurs produits aux touristes et aux employés des industries minières gérées par des pays étrangers. Face à cette forme de dépouillement des richesses, l’État a réduit cette pratique. De fait, les touristes sont de moins en moins nombreux. Aussi, Mahamad et différents membres de son association décident de parcourir le monde pour vendre leurs produits.
La rencontre
De son côté, Christelle Bouty-Bibard est adhérente de l’association » Solidarité Femmes Internationale « basée à Montpouillan, dont la présidente est Farida Hammani. Cette association a participé, entre autres, à la création de « La maison des femmes à Agadez ». Son but est de favoriser la promotion de l’éducation et de la santé des fillettes et des femmes.
Christelle s’y rend fréquemment. C’est ainsi qu’elle fait la rencontre de la famille de Mahamed et décide de l’aider en le faisant venir régulièrement en France, et en l’hébergeant dans le cadre de séjours professionnels pour vendre ses bijoux : « C’est une façon de continuer à aider le Niger ».
L’école et le puits
Grâce à la vente de ses bijoux, l’association a déjà pu construire un puits et une véritable école, maternelle et primaire, avec une cantine et un internat. « Cela s’est fait petit à petit, au départ, c’était juste dans des huttes ». La classe d’initiation, avec les enfants de 6 ans, compte parfois 70 élèves. Par la suite, les enfants pourront aller au collège à Agadez, et poursuivre des études, comme l’ainé des six enfants de Mohamad qui souhaite devenir infirmier pour soigner les gens de son village.
Des bijoux artisanaux
Les bijoux touareg sont fabriqués artisanalement. Il faut par exemple une journée pour ciseler une simple bague. Ils sont principalement en argent, bronze, cuivre, fer ou alliage. Dans certains, des pierres semi-précieuses comme l’agate ou l’onyx sont insérées. Des colliers, des boucles d’oreilles, des bracelets et bien d’autres magnifiques bijoux font parties de la collection. Le cuir coloré sert de décoration pour d’autres bijoux, mais aussi pour des portemonnaies.
L’école est maintenant reconnue et financée par l’État. Aussi, l’association Afara continue à récolter des fonds en vendant les produits artisanaux et bijoux touareg, pour construire une autre école dans un autre village.
Mohamed est basé à la ferme bio du Plantey. Il est à votre disposition pour vous proposer ses magnifiques bijoux chargés d’histoire.
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