Procès du massacre du 28 septembre en Guinée : Marcel Guilavogui se mure de nouveau dans le silence sur des questions clés
Ce mercredi 12 juillet 2023, lors du procès du massacre du 28 septembre en Guinée, Marcel Guilavogui s’est présenté à la barre pour la troisième fois cette semaine. Alors que la parole était donnée aux parties civiles, l’accusé, qui avait promis de dire « la vérité » au tribunal, a finalement choisi de se taire et de rester silencieux.
Lors de sa troisième comparution de la semaine au procès du massacre du 28-Septembre en Guinée, Marcel Guilavogui, ancien garde du corps de Moussa Dadis Camara, a surpris en retrouvant ses vieux réflexes. Après avoir initialement détaillé sa version des événements, il a choisi de se taire ce mercredi. Malgré les questions du procureur sur les fosses communes, les actes de torture et les pillages, Marcel Guilavogui prétend désormais ne rien savoir à leur sujet.
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« Est-ce que vous confirmez l’envoi de camions chargés de corps au camp Samory Touré ? », demande le magistrat. L’accusé botte en touche, il aurait appris cet élément lors du procès. Et il enfonce le clou : « Moi, je ne me suis pas mêlé des affaires du 28-Septembre », s’exclame-t-il, sans vraiment convaincre la cour.
« Monsieur Marcel, nous voulons savoir où sont ces fosses communes, c’est une question épineuse qui est soumises à ce tribunal », lance le procureur. « Maintenant je vais vous aider à dire où sont ces corps », dit ensuite Marcel Guilavogui, avant d’enchaîner « gloire au père, au fils et au saint Esprit ! (…) Vous-même, vous êtes des professionnels ».
« Nous voulons savoir où sont enfuis ces corps », dit le procureur. « Le président Dadis », pointe-t-il. « Personnellement, vous », insiste le procureur. « Non, je ne sais pas ». « Vous, ne savez pas ? » « Si je savais, sur tout mon être, j’allais vous dire ça aujourd’hui, parce que je suis dans le vrai sens de dire la vérité. »
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Tout en accusant Moussa Dadis Camara : « Le président Dadis connaît, c’est-à-dire on ne peut pas mettre les corps là dans un lieu que le président Dadis ne connaît pas. Ils ont fait çà dans leur discrétion pour dissimuler les choses, j’ai pleuré dans le box des accusés, le président Dadis connaît », laisse-t-il entendre.
Prince Beganssou
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