L’hivernage s’éternise à Dakar. La saison des pluies, anormalement tardive, prolonge les inondations de la banlieue de la capitale sénégalaise faisant craindre un retour du paludisme. Hormis ces aléas météorologiques, la cité de 3 millions d’habitants a toutes les apparences d’une certaine normalité en cette mi-octobre. A quatre mois de l’élection présidentielle, dont la campagne démarre ces jours-ci, le calme règne. Plus de 200 candidats sont déjà annoncés. On voit toutefois peu d’affiches et encore moins de manifestations. Et pour cause: elles sont interdites depuis le mois de mai. Car derrière le vernis, le pays semble au bord de la rupture.
«On est fatigué, explique Biram, un marchand de la Médina. Si ce système se maintient, on redescendra dans la rue, comme au Burkina Faso, comme au Mali, comme au Niger. C’est la même chose.» En juin dernier, avec des milliers de jeunes, Biram protestait contre la condamnation à 2 ans de prison d’Ousmane Sonko, principal opposant à la coalition présidentielle. La police est intervenue, des tirs à balles réelles ont dispersé les émeutiers. Au moins 23 personnes ont été tuées, selon Amnesty International. Les partisans d’Ousmane Sonko évoquent 50 à 60 manifestants tués par les forces de l’ordre et plus d’un millier de personnes emprisonnées pour des motifs politiques depuis 2021 et une première vague de protestations contre le harcèlement judiciaire dont serait victime leur champion.
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