quand des robots remplacent les chiens d’aveugles

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Avec les progrès de l’IA, les quadrupèdes mécaniques ne sont plus une chimère. Et seront bientôt sur le marché. Pour les non-voyants ou simplement comme « animal » de compagnie.

Les chiens guides d’aveugles jouent un rôle crucial en aidant les personnes malvoyantes à se déplacer et à s’orienter au quotidien. Mais les dresser et les mettre à disposition représente un processus long et coûteux (seuls 50 % des chiens arrivent au bout de leur formation) qui empêche de fait une grande partie des personnes malvoyantes d’avoir un chien.

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Face à ce constat et forts des progrès récents de la robotique « dopée » à l’IA, plusieurs chercheurs dévoilent des « chiens guides » robotisés.
D’un point de vue technique, ces derniers sont équipés de capteurs leur permettant de percevoir leur environnement afin de se déplacer. Celui de​ la Binghamton University de New York, par exemple, embarque un système de vision, un capteur LiDar (analyse de la distance grâce à la lumière), mais aussi une caméra pour suivre et orienter l’utilisateur.

Coût du robot : 20 000DOLLARS contre 40 000 dollars pour dresser un animal pendant trois ans

© EYECATCHME. Photography 2021

S’il faut deux à trois ans pour former un chien d’aveugle, le prototype de la ­Binghamton ­University n’a besoin que de dix heures ­d’apprentissage pour être capable de guider une personne en intérieur, d’éviter les obstacles et de répondre à des commandes simples via des tractions sur sa laisse. L’équipe travaille encore à des améliorations, comme l’ajout d’une interface vocale ou le développement d’une forme d’intelligence « désobéissante ». Concrètement, le robot doit être capable de refuser une instruction dangereuse, comme traverser une route.

Manque la dimension affective et émotionnelle…

D’autres équipes travaillent sur des concepts similaires, comme ceux de l’École polytechnique fédérale de Zurich ou du chien Spot de Boston Dynamics. L’année dernière, la marque chinoise Xiaomi s’est positionnée également sur ce créneau avec son robot ­CyberDog 2. Pas forcément destiné aux malvoyants, et équipé d’un algorithme d’apprentissage particulier, il pourrait lui aussi se révéler utile pour assister les personnes déficientes visuelles.

Reste la dimension affective et émotionnelle. Un aspect que la robotique ne peut pas encore ­reproduire. La technologie saura-t-elle un jour intégrer le lien sensible qui se tisse avec un ­animal vivant ? Probablement.

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