Que retenir de l’année 2023 en Afrique ? – DW – 29/12/2023

Mi-février 2023, l’État-major général des Armées  française et le commandement de la Task force Sabre ont organisé le samedi 18 février 2023 dans l’enceinte du Camp Bila Zagré, à Kamboinsin (en périphérie de Ouagadougou), une cérémonie solennelle de descente de drapeaux marquant la fin officielle des opérations de la Task Force à partir du sol burkinabé. Le retrait des  400 soldats de cette force spéciale, chargée de traquer les djihadistes au Sahel, est intervenu après une série de tensions entre les autorités burkinabé de transition et la France. Ouagadougou a mis fin aux accords de défense qui lient la France et le Burkina.

Les 400 soldats  français ont quitté le Burkina Faso en février 2023
Un soldat francais près de la forêt de Tofagala au Burkina FasoImage : Philippe de Poulpiquet/MAXPPP/picture alliance

L’année 2023 a également été marquée par la détérioration de la situation sécuritaire au  Soudan et le debut de la guerre civile le 15 avril. Cette guerre meurtrière oppose l’armée régulière et les Forces de soutien rapide (FSR) fidèles au général Abdel Fattah al-Burhane, à la tête de la junte et de facto chef de l’État.

Les tentatives de médiation des États-Unis, de l’Arabie saoudite ou  encore du Kenya, n’ont pas permis de mettre un terme aux hostilités qui ont fait selon l’ONU plus de 6000 morts et plus de 7 millions de personnes ont fui leurs habitations.

Les coups d’Etat

Le 26 juillet 2023, les membres de  l’unité chargée de la protection du président Mohamed Bazoum le renverse. A la tête des putschistes, le général Abdouramane Tiani justifie son coup de force par la dégradation de la situation sécuritaire » au Niger confronté à des attaques djihadistes. S’est est suivi un bras de fer avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et la communauté internationale, notamment la France. La Cédéao a imposé de lourdes sanctions au Niger pour protester contre le coup d’Etat. La tension avec la France s’est soldée par le départ de l’Ambassadeur de France en poste à Niamey et par le retrait  des 1 500 troupes françaises déployées dans le pays. Quant au président Mohamed Bazoum, il est toujours séquestré dans sa résidence de la capitale nigérienne en compagnie de son épouse et de son fils.

Le président Mohamed Bazoum à Paris, en juin 2023
Mohamed Bazoum est séquestre à Niamey depuis le 26 juillet 2023 Image : Stevens Tomas/ABACA/IMAGO

Un mois après la chute du président Mohamed Bazoum, c’est le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, qui briguait un troisième mandat. À peine sa réélection proclamé (avec 64,27 % des voix) ce 30 août, que le chef de la garde républicaine, le général Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé l’annulation du scrutin, la dissolution de « toutes les institutions de la République » et la « fin du régime » d’Omar Bongo Ondimba.

Depuis sa chute le 30 août 2023, Ali Bongo Ondimba vit à Libreville
Ali Bongo Ondimba a dirigé le Gabon du 16 octobre 2009 au 30 août 2023Image : TP advisers on behalf of the President’s Office/AP Photo/picture alliance

2023 s’achève avec l’organisation des élections générales en République démcoratiques du Congo les 20 et 21 décembre.  Près de 44 millions d’électeurs – sur les quelque 100 millions d’habitants du pays – étaient appelés aux urnes pour élire leur président mais aussi leurs députés nationaux et provinciaux et leurs conseillers communaux. Le président sortant, Félix Tshisekedi, est candidat à sa propre réélection. Les candidats d’opposition ont dénoncé une mascarade électorale.

Eric Topona a fait le tour de ces sujets d’actualité avec ses invités sous l’Arbre à palabres. Il s’agit de:

  • Jérôme Pigné, président et co-fondateur du Réseau de réflexion stratégique sur la sécurité au Sahel et chercheur associé à l’Institut Thomas More.
  • Maitre Mamadou Ismaïla Konaté, avocat et ancien ministre malien de la justice.
  • Rachid Congo, représentant du  MIPAS (Mécanisme International de Prévention et d’Anticipation des crises au Sahel) et administrateur  du FORIM (Forum des Organisations de la Solidarité Internationale issus des Migrations).
  •  Prudent Victor Topanou, Professeur de sciences politiques à l’Université d’Abomey-Calavi, ancien Garde des Sceaux, Ministre de la justice, de la Législation et des droits de l’homme, Porte parole du gouvernement. Actuellement député dans la 6e circonscription électorale, sur la liste de l’UP le Renouveau (majorité présidentielle), Prudent Victor Topanou préside la Commission de l’Éducation, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires Sociales à l’Assemblée nationale.

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