qui est « Barbecue », impitoyable chef de gang qui veut semer le chaos dans le pays ?

Jimmy Chérizier, surnommé « Barbecue », est l’un des visages de la récente escalade de violence en Haïti. Cet ancien policier, métamorphosé en puissant chef de gang, a promis de mener le pays vers « la guerre civile » si le Premier ministre ne démissionnait pas.

Haïti au bord de l’abîme. Depuis fin février, des bandes criminelles, qui ont pris le contrôle de pans entiers du pays, sèment la terreur dans cet État pauvre des Caraïbes, en proie à une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Ces gangs s’en prennent à des sites stratégiques comme l’aéroport international, des bâtiments de police ou encore des prisons, où des milliers de détenus ont pu s’évader après les assauts d’hommes armés. Face à ce chaos et une série d’attaques meurtrières, la capitale Port-au-Prince a été contrainte de déclarer l’état d’urgence et d’instaurer un couvre-feu pendant 72 heures.

La suite après cette publicité

Ancien policier crapuleux

Derrière cette récente escalade de violence, un homme : Jimmy Chérizier. Le 5 mars dernier, cet influent chef de gang a menacé de conduire Haïti vers « la guerre civile » si le Premier ministre ne démissionnait pas. Au pouvoir depuis 2021, Ariel Henry aurait dû quitter ses fonctions début février.

La suite après cette publicité

Ancien policier, Jimmy Chérizier est à la tête de ces groupes armés réunis sous une même bannière : « la famille G9 ». Pendant près de quinze ans, cet homme de 46 ans était membre d’une unité d’élite chargée de la lutte contre les gangs avant d’en rejoindre les rangs en 2018, rapporte Le Figaro.

« Barbecue », au milieu de ses troupes, réunies sous la bannière « la famille G9 ».

AP/SIPA
/
© Matias Delacroix

Mais avant cette reconversion, Jimmy Chérizier accumulait déjà plusieurs griefs. Entre 2017 et 2018, le criminel est accusé d’avoir participé à des sanglantes exécutions de civils lors d’opérations antigang, raconte le Parisien. Il aurait notamment pris part au massacre de la Saline, un bidonville de la capitale, décimé dans l’une des pires tueries d’Haïti. 71 personnes y avaient trouvé la mort.

La suite après cette publicité

La suite après cette publicité

Ses victimes carbonisées

Au milieu des groupes crapuleux, Jimmy Chérizier va rapidement devenir incontournable et apparaître comme le plus puissant de Port-au-Prince. Identifié par les instances internationales, il se heurte néanmoins aux émissaires de l’ONU, qui l’accusent de « saper la paix, la stabilité et la sécurité d’Haïti et de la région » et tentent de lui infliger des sanctions.

Celui qu’on surnomme « Barbecue » dans les rues de Port-au-Prince, assure que son pseudonyme fait référence à son adolescence, lorsqu’il vendait de la viande grillée avec son oncle dans les rues de la capitale haïtienne. Mais plusieurs observateurs de ce pays, indépendant de la France depuis le XIXe siècle, remettent en doute ce récit, affirmant que le sobriquet fait allusion à ses effroyables habitudes : des attaques signées par des incendies et des victimes carbonisées.

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.