Quinquas, avec ou sans artifice?

Florence, 58 ans, ancien cadre supérieur dans une multinationale, assume pleinement ses rides discrètes et ses cheveux poivre et sel. « On m’aime comme je suis ou on ne m’aime pas. Je refuse les artifices. » C’est par ces mots qu’elle justifie son choix de ne pas recourir à la chirurgie ou la médecine esthétique.

Il y a une vingtaine d’années, elle n’hésitait pas pour autant à subir une liposuccion, dans le but alors de faire disparaître une disgracieuse culotte de cheval. « Mais c’était vraiment indispensable ! », oppose-t-elle, malicieuse, lorsque l’on lève des sourcils étonnés. Pour Florence, ce type d’interventions destinées à « corriger des défauts » doivent bien être distinguées des actes de chirurgie esthétique.

« Pour moi, le fait de vieillir fait partie de la vie, avec les conséquences que cela implique. On ne peut pas indéfiniment lutter contre ça. » Une forme de fatalisme ? Cette femme de caractère s’en défend. « Je n’ai pas du tout envie de devenir une ‘‘vieille croulante’’. Pour garder toute ma souplesse et ma mobilité, je pratique par exemple des postures de yoga tous les matins. C’est bien plus important pour moi que d’essayer de ressembler à une fille de 20 ans ! »

Et Florence de regretter la spirale dans laquelle certaines de ses amies ont été prises. « L’une d’elles, à peine âgée de 52 ans, enchaîne injections de botox, pose de fils tenseurs, chirurgie des paupières, du menton…ça n’en finit jamais, c’est un puits sans fond. Dans les cas les plus extrêmes, on voit des femmes afficher des gueules de hamster, c’est terrible… » Des propos directs, sans fioritures, mais dénués de toute agressivité. Ou même de jugement. « Peut-être est-ce plus facile pour moi de résister à la tentation de l’esthétique parce que je me sens jeune dans la tête ?, propose-t-elle. Et puis, j’ai de la chance. Même si j’ai passé ma vie à lézarder, je ne suis pas très ridée ; j’ai bien deux sillons nasogéniens, mais, jusqu’à présent, peu de rides au niveau du front. Je n’achète d’ailleurs même plus de crèmes pour la peau. Je l’hydrate simplement avec des huiles. Et, en hiver, je me masse le visage avec des huiles de pépins de raisin et de figues de barbarie. »

« Les rides n’affectent pas le pouvoir de séduction »

Florence consent que ses réticences actuelles se heurteront peut-être dans l’avenir à une réalité qu’elle ne voudra pas assumer. « Il n’est pas exclu que dans plusieurs années, je me fasse opérer des paupières, ou des seins, s’ils tombent. » Mais elle n’en démord pas : « Je ne toucherai jamais à rien d’autre, même si mon visage se ride bien davantage. »

Une certitude qui se base sur une conviction intime : « Les rides n’affectent pas le pouvoir la séduction. On peut continuer de séduire, quels que soient l’âge et le physique », sourit-elle, assurée, avant de poursuivre, un peu joueuse : « Quoi qu’il en soit, moi, je trouve qu’il n’est pas mal mon physique… Je m’aime au naturel, c’est une obsession chez moi… Je m’impatiente même de n’avoir que des cheveux blancs – aujourd’hui ils sont encore poivre et sel, et cela fait sept ans que je n’applique plus aucune teinture, je trouve ça magnifique. »

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