La famille Abdou a quitté le Cameroun pour immigrer à Québec en octobre dernier. Le défi est grand pour les parents qui doivent se rebâtir une carrière tout en s’adaptant, pour la première fois de leur vie, à l’hiver québécois.
Tout est plutôt cool
, lance Njonwet Abdou Salam quand on lui demande de résumer les quatre derniers mois. Sa famille vit ses premières expériences dans la neige.
Évelyne Diaz accompagne la famille dans certaines activités pour l’aider à découvrir la ville. Selon elle, le plus grand défi des familles africaines, c’est l’hiver. Le froid crée des situations d’isolement social, moins fréquent sur le continent africain.
En Afrique, ils sont habitués à sortir et à parler aux voisins et tout ça. L’hiver, ici, on est tous enfermés dans notre petit monde.
Il a fallu s’équiper en vêtements chauds et s’adapter au climat, mais le froid n’aurait jamais freiné le projet d’immigration de la famille Abdou.
La famille Abdou participe pour la première fois à une activité du Carnaval de Québec.
Photo : Radio-Canada / Alexane Drolet
Une question de perceptions
Ces parents camerounais voulaient offrir la meilleure milieu de vie possible à leurs enfants. Selon eux, le meilleur endroit pour vivre, c’est le Québec.
En Afrique, la majorité des gens ont envie de réaliser un rêve américain ou canadien.
Mme Lydie, qui a été infirmière au Cameroun, est actuellement préposée aux bénéficiaires dans un CHSLD. En parallèle, elle participe à un programme qui lui permet de recevoir une formation d’appoint de neuf mois pour avoir les compétences requises afin d’être infirmière au Québec.
Njankeu Lydie a comparé le système de santé de son pays d’origine à celui de sa nouvelle terre d’accueil. Son constat est catégorique : Dans mon pays, on ne traite pas les infirmières comme ici. Ici, l’infirmière est valorisée
, fait-elle remarquer.

Njonwet Abdou Salam a été journaliste au Cameroun.
Photo : Fournie par Njonwet Abdou Salam
Njonwet Abdou Salam a quant à lui été journaliste dans son pays d’origine. Malgré sa passion pour l’information, il est à la recherche d’un nouveau métier. Ce père de famille croit que la liberté de presse est très différente au Cameroun et au Canada.
Nombreux sont ces chroniqueurs au Cameroun qui ont été arrêtés et emprisonnés pour ce qu’ils ont dit.
Après avoir aidé ses filles et sa femme à bien s’intégrer, il a bon espoir de trouver un emploi dans un nouveau domaine au cours des prochaines semaines.
Dites-vous bien qu’au-delà du fait que je ne travaille pas, je ne souffre pas
, dit M. Abdou Salam avec émotion.
Trouver des carrières similaires est un défi de taille pour les parents, mais l’avenir des enfants prime. C’est la raison de leur changement de continent.
Ici, on est certains qu’une fois les enfants sortis de l’école, la porte de l’emploi est complètement ouverte
, affirme la mère de famille.
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