RD Congo: pourquoi l’interpellation du «Monsieur sécurité» de Tshisekedi est une opération à hauts risques
François Beya a été interpellé par les services de renseignements à Kinshasa. Il était depuis trente ans au service des dirigeants successifs, dans l’ombre desquels il s’est bâti un solide réseau de relations.

Par Colette Braeckman
L’interpellation de François Beya, conseiller spécial du président Tshisekedi en matière de sécurité, a fait l’effet d’un coup de tonnerre à Kinshasa. Avant de passer une première nuit dans un cachot de l’ANR, l’Agence nationale de Renseignement dont il était le patron, il avait été interrogé par ses subordonnés appartenant au renseignement militaire. Il aurait été question de ce que Georges Kapiamba (président d’une association de défense des droits de l’homme qui a pu rendre visite au détenu) appelle « des dossiers sensibles » Alors que dimanche après midi à Limete, fief du parti présidentiel dans la capitale, des manifestants dénonçaient déjà une tentative de coup d’Etat, toutes les sources d’ordinaire bien informées s’interrogeaient sur la nature des faits reprochés au jusqu’ici tout-puissant conseiller spécial.
Avec cette offre, profitez de :
-
L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction -
Le journal en version numérique -
Un confort de lecture avec publicité limitée
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.