Remaniement : un départ « la tête haute », les mots d’Amélie Oudéa-Castéra lors de la passation de pouvoir

Son sort était plus que compromis après les nombreuses polémiques surtout liées à l’école publique. Emmanuel Macron et Gabriel Attal ont tranché ce jeudi : Amélie Oudéa-Castéra n’est plus ministre de l’Éducation nationale, mais conserve son poste aux Sports, avec les Jeux olympiques en ligne de mire. Ce vendredi matin se tenait la passation de pouvoir rue de Grenelle avec sa successeure : l’ex-ministre de la Justice Nicole Belloubet. « Merci de ne jamais avoir douté de qui j’étais vraiment, de mes valeurs, en dépit de ce que vous avez pu lire ou entendre », a lancé Amélie Oudéa-Castéra à ses équipes du ministère lors d’un discours très attendu.

Elle estime quitter la rue de Grenelle « plus aguerrie que jamais » et la « tête haute ». Elle affirme avoir été « à la tâche malgré la tempête ». L’ancienne sportive de haut niveau s’est dite « heureuse » pour sa remplaçante à qui elle a adressé ses « félicitations ». « Tu incarnes l’expérience, la compétence. Tes facultés humaines te permettront de mener la feuille de route fixée par le président de la République et le Premier ministre pour élever le niveau de nos élèves et favoriser leur épanouissement », a affirmé Amélie Oudéa-Castéra.

La désormais ex-ministre de l’Éducation nationale a remercié le « président de la République et le Premier ministre pour leur confiance renouvelée » sur la question des « sports » et de ceux qui les « incarnent ». « Ensemble nous allons travailler dur, très dur pour livrer de grands jeux qui mettent en valeur tout ce que notre pays a de meilleur », a insisté la ministre des Sports.

« Le courage et l’engagement d’Amélie Oudéa-Castéra »

Par ses premiers mots, la nouvelle titulaire de la rue de Grenelle Nicole Belloubet a « salué le courage et l’engagement d’Amélie Oudéa-Castéra au sein de ce ministère ». « Nous sommes des femmes engagées dans une vie politique qui parfois est brutale », a-t-elle ajouté. Nicole Belloubet a affirmé « retrouvé son milieu naturel », elle qui est professeure de droit à l’université mais surtout ancienne rectrice de Limoges puis de Toulouse.

La nouvelle ministre de l’Éducation nationale souhaite « agir encore et toujours » au service de l’école qui « doit être notre grande ambition car elle prépare le futur de notre pays ». « Nous devons tout faire pour mettre en place un système qui réduit les inégalités sociales », a déclaré Nicole Belloubet pour qui l’école ne doit « pas exclure les élèves par l’échec ». Pour elle, l’école est « le lieu de la fondation et de la refondation quotidienne de la République ». Afin de mener à bien ses missions, Nicole Belloubet a dit souhaiter l’instauration « très rapide d’un dialogue » avec les enseignants.

La ministre a dit aller « vers les acteurs de l’éducation nationale, dans un esprit de dialogue et d’écoute et avec la ferme volonté de faire évoluer notre système éducatif », assurant qu’elle « poursuivr (a) la mise en œuvre » des mesures récemment annoncées par Emmanuel Macron et Gabriel Attal.

Après l’annonce de la suite de son gouvernement, Gabriel Attal avait réagi jeudi soir à son choix de rétrograder Amélie Oudéa-Castéra sur France 2. Le Premier ministre avait reconnu « un trouble, un malaise », mais a salué son « engagement total ». Sur X (ex-Twitter), cette dernière avait, elle, « remercié le président de la République et le Premier ministre » pour « leur confiance » afin de « poursuivre [sa] mission au service du sport et des Jeux olympiques et paralympiques ». « Je félicite Nicole Belloubet pour sa nomination et lui souhaite beaucoup de succès à la tête du ministère de l’Éducation nationale », avait-elle également écrit.


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