« Représenter la France, c’est la classe quand même »: ils vont tout donner au Mondial de footvolley ce week-end à Antibes, on a rencontré Giovanni Pietro Pellicane et Anthony Calatayud

« Cette année, on va essayer de gagner un match« , rigolent Giovanni Pietro Pellicane et Anthony Calatayud. Les deux Antibois de 38 et 33 ans disputent à partir d’aujourd’hui leur troisième Mondial de footvolley consécutif sous les couleurs tricolores. Une fierté de représenter le pays et de participer à une telle compétition: « C’est le plus grand événement avec les plus grandes équipes du monde. Représenter la France, c’est la classe quand même! Quand on a le maillot bleu sur les épaules, on essaie toujours de faire de notre mieux et d’être exemplaire« , sourit Giovanni.

La paire se connaît depuis 15 ans mais tout a réellement commencé pendant la pandémie. Ayant davantage de temps, ils ont pu s’entraîner tous les jours et enfin jouer les qualifications. Contrairement aux autres nations, le duo n’est pas professionnel et la différence de niveau peut parfois se faire ressentir notamment face aux meilleurs comme le Brésil. « Avec eux, c’est carrément un autre sport. On les voit faire des gestes improbables comme taper le ballon avec le talon au-dessus des filets. Je me souviens, une fois, on jouait contre eux et on perdait nos moyens. Aucune idée de quoi faire ni où aller. On s’est vraiment rendu compte à ce moment-là du niveau en face. Pour eux, de toute façon c’est la victoire ou rien« , se souvient Giovanni.

« On est les chouchous du public »

Le week-end du Mondial reste toujours un moment inoubliable pour le duo. Que ce soit avec leur famille qui vient les voir jouer ou par leur participation dans l’organisation. « On sait que, les deux premiers jours, on joue. Puis le dimanche, on est bénévole« , plaisante Giovanni. Le fait d’endosser ces deux rôles donne parfois des scènes assez cocasses: « C’est déjà arrivé qu’on affronte une équipe. Puis que le lendemain, on passe le tamis avant leur match ou que je fasse le score pendant la finale« , raconte Anthony. Et tout cela, ils le font avec le sourire. Cet événement est avant tout un moyen de se faire plaisir: « On est entre Antibois et on est les chouchous du public. Les gens sont à fond derrière nous« .

Un sport aux antipodes… du football

Parmi ce duo de choc, Anthony Calatayud joue au football à l’ES Cannet. Et il est le premier à souligner la différence avec le footvolley: « La seule ressemblance est dans le nom. Le plus déstabilisant, au début, c’était le sable, les appuis ne sont pas les mêmes. On fait tout l’inverse de ce que tu fais au foot, tu envoies toujours le ballon vers les airs« .

Le Mondial de footvolley se déroule à la Pinède Gould, de vendredi à dimanche. Entrée est gratuite.

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