RÉTRO DES SPORTS 2023 (5/6). Équitation : Julien Épaillard, les Jeux Olympiques en ligne de mire

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Julien Épaillard est sur la liste des cavaliers susceptibles de participer aux JO de 2024 en saut d’obstacles. C’est son objectif, comme il l’affirmait déjà lors du NHS en août dernier à Saint-Lô (Manche).

Le cavalier a deux chevaux de haut niveau âgés de 10 ans pour préparer les grandes échéances à venir : Donatello d’Auge (Jarnac et Tequila d’Auge par Hello Pierville) et Dubaï du Cèdre (Baloubet du Rouet et Urgada de Kreisker par Diamant de Semilly). Il a conservé ses deux chevaux « alors qu’il a eu de très grosses offres. J’ai la chance de pouvoir attendre, avec des personnes qui me font confiance derrière ».

« Ma meilleure année »

Revenant sur 2023, Julien Épaillard constate : « C’est ma meilleure année en termes de gains depuis le début de ma carrière. Mon nombre de victoires est bien inférieur à celui de 2022, mais j’ai souhaité cette année viser les plus gros concours, les mieux dotés comme Monaco gagné avec Donatello d’Auge, ou Prague remporté avec Dubaï du Cèdre avec laquelle j’étais 3e aux championnats d’Europe à Milan. »

Milan a justement été un temps fort. 

Il y a plus de pression dans un championnat. On laisse le moins de chance possible au hasard même s’il en faut un peu. Alors quand ça passe, c’est un sentiment de satisfaction.

Julien Épaillard

Il n’a récupéré Dubaï que fin 2022. La Bretonne Margaux Rocuet, bien connue du circuit, la montait encore au CSI**** de Saint-Lô en octobre 2022. C’est dire la progression de cette jument « délicate et très solide », même si le Manchois n’oublie pas Donatello, « meilleur cheval de l’année par les gains avec trois Grands Prix 5 étoiles ».

Les dates clés du sport dans la Manche en septembre et octobre 2023

1er septembre : Foot : On connaît les investisseurs de l’AS Cherbourg : Olivier Liot, Fabien Lemarinel et Yohann Cassany. Olivier Liot sera le président.
Avrion : Pierrick Ledard et Marine Delanoë (Barneville-Carteret) champions d’Europe d’aviron de mer. Paul Lévêque est vice-champion d’Europe.

3 septembre : Cyclisme : Edgar Laurensot remporte la dernière étape et le général des Trois Jours de Cherbourg.
Equitation : Julien Épaillard médaille de bronze des championnats d’Europe de CSO, avec Dubaï du Cèdre.

9 septembre : Handball : La JSC entame sa dixième saison en Proligue avec une défaite à Tremblay (27-22).
Basket : Reprise de la N3M. Cherbourg perd à Betton (79-72), Équeurdreville perd sur son parquet 61-75 contre Montfort.

16 septembre : Handball : Première victoire de la saison pour les Mauves contre Massy (26-22).
Basket : La saison s’ouvre chez les filles. En N1F, l’USLG va gagner à Trith (49-41).
Cyclisme : Killian Briand (VC Avranches) remporte la finale du Trophée de la Manche, Guillaume Adam (Bricquenec), le classement général.

22 septembre : Basket : La Glacerie s’incline à domicile contre Alençon (43-64).
Cyclisme : Le Team Bricquebec Cotentin s’adjuge la victoire finale en Coupe de France N2.

3 octobre : Équitation : Deux Manchois reviennent avec la médaille d’argent de la Coupe des Nations : Julien Épaillard et François-Xavier Boudant.

6 octobre : Handball : La JSC perd à Frontignan (39-33) et s’enlise au classement.

11 octobre : Foot : Avranches engrange une précieuse victoire contre Martigues 2-0.

13 octobre : Handball : La JS Cherbourg souffle en s’offrant sa seconde victoire face au promu Cournon (28-26).
Basket : En N3M, c’est le derby entre le CBB et l’UST : Le CBB l’emporte de justesse 60-57.

15 octobre : Tennis : 15e édition de l’Open féminin 50. Alice Robbe perd en finale face à l’Ukrainienne Veronika Podrez (6-4, 2-6, 6-4).

20 octobre : Foot : Mort de Gilbert Guérin, emblematique président de l’US Avranches, à l’âge de 72 ans.
Trail : Yannick Noël remporte le Trail des Templiers à Millau.

27 octobre : Handball : La JSC bat Besançon à la maison (32-25).
Foot : Le FCEH se qualifie pour le 7e tour de la Coupe de France aux tirs au but contre La Croix-Vallée-d’Eure.
Basket : Les filles de La Glacerie ouvrent enfin leur compteur à domicile face à Sceaux (63-46).
Équitation : Julien Anquetin remporte le grand prix CSO de Saint-Lô.

En cette année pré-olympique, le Tollevastais voulait former « deux chevaux pouvant aller aux JO. Bien sûr, il peut se passer beaucoup de choses d’ici à Paris, mais on met tout en œuvre pour qu’ils arrivent à leur pic de forme à l’été 2024. D’ailleurs, j’ai changé mon programme : Dubaï est désormais en vacances pour un moment, comme Donatello, après Londres. Je ferai Bâle, Amsterdam et Bordeaux avec Cancun Torel Z, une nouvelle jument montrant de bonnes aptitudes. »

L’idée est d’amener ses montures à leur pic de forme pour l’échéance visée, les JO, comme ce fut la méthode en 2023. Mais qui sera l’élu ?

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« Dubaï serait plus adaptée »

Julien Épaillard le sait, il ne pourra en choisir qu’un.

À l’heure actuelle et vu le format olympique, je pense que Dubaï serait plus adaptée. Mais rien n’est fait. Il n’y aura pas de préférence envers l’un ou l’autre, j’espère simplement qu’au moins un des deux sera au sommet de sa forme pour l’été 2024.

Julien Épaillard

Le moment du choix sera crucial pour le Normand et pour l’équipe de France. Le sélectionneur national, le Néerlandais Henk Nooren, aura toutes les cartes en main après le CSIO***** de Rotterdam du 19 au 23 juin, où Donatello et Dubaï seront présents. On connaîtra l’équipe à ce moment.

Donatello d’Auge est aussi potentiellement sélectionnable pour les Jeux. (©Archives La Presse de la Manche)

Le cavalier aura 47 ans en 2024 et reste très lucide. « Les JO sont à Paris, c’est une motivation supplémentaire et je n’en ferai pas beaucoup d’autres. J’ai longtemps fait mon métier dans un but commercial et professionnel. Aujourd’hui, j’ai les moyens, le temps et les infrastructures pour m’impliquer davantage dans le côté sportif. Mon seul objectif est de rester au top niveau jusqu’à Paris. Cela me tient à cœur. »

D’ailleurs, il en oublierait presque le classement mondial, la Ranking List, où il est passé de la 2e à la 6e place. Ce ne sera pas son objectif en 2024 et il imagine déjà l’après, où il « aura tout le temps de concourir de manière un peu plus dilettante, de moins penser au haut niveau ».

En avril prochain, Julien Épaillard sera avec Donatello à Ryad, en Arabie saoudite, pratiquement qualifié pour la finale de la Coupe du monde.

En attendant, le staff fédéral est tourné vers les Jeux. Les stages et les rencontres vont se succéder pour créer une vraie équipe de France, très attendue chez elle pour cette échéance unique dans la vie d’un cavalier. Julien Épaillard le sait.

De notre correspondant Pierre DUCLOS

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