Canicules, sécheresses, incendies de forêt, tempêtes, inondations, coups de chaud comme coups de froid, on blâme aujourd’hui le changement climatique chaque fois que se produit un événement météorologique d’une intensité qui nous paraît anormale. Aussi intéressant que cela puisse paraître dans l’optique de faire prendre conscience au plus grand nombre de la gravité de la situation, on ne peut pourtant pas tout lui mettre sur le dos. Certains phénomènes restent des exceptions, comme il s’en est produit dans le passé préindustriel. Dans d’autres cas, le changement climatique ne fait qu’aggraver des événements météorologiques qui se seraient produits sans lui à une échelle un peu moindre.
Alors, comment s’y retrouver ? Comment éviter l’erreur scientifique – et donner ainsi du grain à moudre aux négationnistes climatiques – en rendant compte d’une météo qui semble avoir perdu la tête ? Comment savoir ce qui est lié au climat et ce qui n’est qu’un intense caprice du temps qui se serait produit même avec des concentrations moindres en gaz à effet de serre ? On peut bien sûr attendre les études approfondies qui sont réalisées après-coup. Elles sont généralement publiées dans des revues scientifiques reconnues et envisagent tous les paramètres dans les moindres détails. Le hic, pour le grand public, c’est qu’elles sortent longtemps après l’événement, un an plus tard, voire davantage.
Une branche de la science née avec la canicule de 2003
La question est si importante qu’elle fait aujour
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