Second tour des législatives : début du vote en Outre-mer, la ministre de la Mer Justine Bénin joue son poste
Décalage horaire oblige, les bureaux de vote viennent d’ouvrir. Les Français des territoires d’Outre-mer et de l’étranger ont commencé à voter ce samedi pour le second tour des élections législatives, qui diront si la coalition présidentielle reste devant celle de la gauche, si la majorité est absolue ou relative et si le RN obtient un groupe.
St-Pierre-et-Miquelon a été le premier territoire d’Outre-mer à voter, à midi heure de Paris. Ont suivi la Guyane, les Antilles – Martinique/Guadeloupe/Saint-Martin et Saint-Barthélemy – et aussi certains Français de l’étranger, notamment ceux de l’Amérique du Nord et ceux de l’Amérique du Sud.
Dans le Pacifique, les électeurs votent dimanche, mais étant donné le décalage horaire, ils commenceront à se rendre aux urnes samedi soir heure de Paris. Le scrutin déterminera quelle coalition, celle de la majorité présidentielle sortante Ensemble ! ou celle de la gauche Nupes, sera en pole position, même si la majorité sortante reste favorite selon les instituts de sondage.
L’avenir de plusieurs ministres est par ailleurs en jeu lors de ces élections. Car en cas d’échec aux législatives, le ministre candidat devra quitter le gouvernement, comme l’a rappelé l’exécutif en amont du scrutin. Dans ces territoires d’Outre-mer, une ministre est concernée par cette menace.
La secrétaire d’État à la Mer en ballottage favorable
Justine Benin, néo-secrétaire d’État à la Mer, a fort à faire en Guadeloupe, où Jean-Luc Mélenchon (57 %) est arrivé largement en tête du premier tour de la présidentielle. Dans une logique de vote contre le président, les Guadeloupéens se sont majoritairement (70 %) prononcés pour Marine Le Pen lors du second tour. Elle pourrait toutefois bénéficier d’un fort ancrage local.
Ancienne proche des socialistes, Justine Bénin s’était rattachée au MoDem, le parti de François Bayrou allié à LREM, après avoir gagné son siège de députée en 2017. Candidate « divers » gauche, elle avait, à l’époque, largement battu (64 %) la candidate LREM.
Cette fois-ci, avec 31 % des suffrages exprimés, elle est opposée, au second tour, au candidat de la Nupes Christian Baptiste (26 %). Un scrutin marqué, encore plus qu’en métropole, par l’abstention. En effet, dans ce territoire, seulement un électeur sur quatre s’est rendu aux urnes.
Si la Première ministre Élisabeth Borne ne semble pas menacée dans le Calvados, la ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin est en grand danger dans l’Essonne, tout comme le patron d’En Marche et ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini, ou encore le ministre délégué à l’Europe Clément Beaune, tous deux à Paris.
Quoi qu’il en soit, un remaniement est attendu à l’issue du scrutin, ne serait-ce que pour les postes de secrétaires d’État, qui ne sont pas encore pourvus.
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