Sécurité en mer: opération prévention en baie de Cannes

Sensibiliser tous les usagers de la mer, qu’il s’agisse de navires de plaisance ou à passagers, de véhicules nautiques à moteur, de plongeurs sous-marins ou encore de kitesurfeurs au respect de la réglementation maritime générale et locale. Voilà l’objectif de l’opération « Sécurité mer », organisée hier par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) des Alpes-Maritimes.

La mine quelque peu déconfite, Serge tend trois gilets de sauvetage usés jusqu’à la corde en réponse à l’injonction des hommes de la DDTM. « Ils ont plus de trente ans », avoue le plaisancier un peu honteux. Armement non conforme, pas de pile dans la lampe de sécurité, ça fait beaucoup.

Trop pour les forces de l’ordre. « Vous avez de la chance, aujourd’hui on va simplement vous demander de rentrer au port et d’acheter un équipement en règle », lance Guillaume Guérillot, adjoint au chef du service maritime de la DDTM. Et le contrevenant de s’exécuter sans demander son reste.

Rappel à la réglementation

Un peu plus loin, à l’approche des îles de Lérins, c’est un jet-ski naviguant à moins de 300 mètres de la côte, une zone interdite, qui attire l’œil des hommes en bleu. Et les gardiens de la mer de faire un nouveau rappel aux règles en vigueur. Au guidon, Melvin, touriste néerlandais, a compris la leçon: « Maintenant que je suis au courant de la réglementation, je ferai plus attention la prochaine fois! »

Soudain un bateau passe dans une zone limitée à 5 nœuds en fendant l’eau plein gaz. La DDTM se lance à sa poursuite sirène hurlante. « On a fait une bêtise? Non?! », lance effrontément le plaisancier à l’approche du navire des hommes des Affaires maritimes. « Vous alliez peut-être un peu vite », lui répond Eric Lefebvre, directeur départemental des territoires et de la mer, avec humour.

« Vous connaissez la réglementation de la vitesse? » « Bah oui! », assure le contrevenant sans se démonter. Mais lorsque le patron de la DDTM lui souffle que son excès de vitesse peut faire l’objet d’un retrait temporaire du permis, le ton change. « Je m’attendais à une amende, mais pas à une sanction aussi lourde », avoue Jean-Luc, plaisancier en provenance de Seine-Maritime, penaud.

Infractions quotidiennes

Vitesse, navigation et mouillage dans des zones interdites sont le quotidien des infractions dans la zone des îles de Lérins. « L’objectif, c’est que tout ce monde puisse cohabiter en toute sécurité, et pour y parvenir, il faut réguler les activités! », insiste Eric Lefebvre. Il ajoute: « Plus il y a de prévention et moins il y a d’interventions du Crossmed. En 2022, en Méditerranée, il y a eu 3.258 opérations. 90% de ces opérations se font à moins de 13 miles des côtes et 45% se font à moins de 300 mètres, donc dans du proche côtier. 13% de ces 3.258 opérations sont dans les Alpes-Maritimes, qui n’est pas une des zones les plus touchées. »

L’an passé, 14.700 contrôles ont été effectués en Méditerranée et en Corse, pour 2.960 infractions relevées. Le retour d’expérience montre qu’une bonne application des règles de sécurité aurait pu éviter de nombreux accidents survenus en 2022, où près de 50 personnes ont perdu la vie en Méditerranée.

PEA, l’assurance vie en mer

Sur l’eau, trois grands principes s’appliquent. Pour se les rappeler, il faut retenir le sigle suivant: « PEA, l’assurance vie en mer ».

Préparer :

Connaître la météo, les particularités de la zone, avoir conscience de son état de santé et de celui de ses passagers, prévenir un proche de ses intentions et de l’heure de retour prévue.

Équiper:

Vérifier son matériel, porter une brassière et une tenue adaptée à la pratique, avoir un moyen de communication en état de marche, être en mesure de se signaler visuellement auprès des moyens de secours.

Alerter:

En cas de difficulté, opter pour le canal VHF 16 et le numéro d’urgence 196 accessible gratuitement depuis n’importe quel téléphone pour joindre les secours (numéro valable partout en France).

Ce qu’il faut avoir en mer

Ce qu’il faut absolument avoir avec soi en mer:

– Gilet de sauvetage en bon état par personne embarquée

– Engin pyrotechnique (fusée de détresse ou feu à main)

– Lampe

– Extincteur

– Carte de circulation du navire

– Boute de remorquage

– Ligne de mouillage

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