De la prison au palais présidentiel… Tout est allé très vite pour celui que Guinée News qualifie d’“outsider” et d’“illustre inconnu”. Bassirou Diomaye Faye, candidat de substitution du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), a été élu président du Sénégal avec près de 56 % des voix, selon les résultats provisoires relayés par le site guinéen. À peine sorti de la prison où il venait de passer un an pour, entre autres, “diffusion de fausses informations”, il sera le “cinquième locataire du palais de la République”.
Cette élection est le dénouement d’une période d’intenses soubresauts politiques au Sénégal. Lundi 25 mars, quelques heures après l’annonce de sa victoire, Bassirou Diomaye Faye a livré un discours d’apaisement et de réconciliation – publié in extenso par Enquête Plus. Celui qui à 44 ans va devenir le plus jeune dirigeant élu du continent africain a détaillé plusieurs axes de sa politique, qu’il veut réformatrice.
“Réconcilier les Sénégalais avec leurs dirigeants”
En préambule, il a d’abord salué une élection présidentielle dont la bonne tenue, après maintes péripéties institutionnelles et juridiques, “consacre avant tout la victoire du peuple sénégalais dans le combat engagé pour la défense de sa souveraineté et des valeurs démocratiques”.
Se présentant lui-même comme le candidat “de la rupture”, Bassirou Diomaye Faye a voulu rassurer, tout d’abord en réaffirmant sa volonté d’assainissement et de réforme économique – comme durant sa courte campagne. Il a ainsi promis de combattre “la corruption à toutes les échelles” et de “se consacrer à la refondation [des] institutions et [au] renforcement des fondements [du] vivre-ensemble”.
Chantre du panafricanisme, Bassirou Diomaye Faye a lancé “un appel” pour “l’unité et l’intégration politique et économique du continent africain”. Il a assuré vouloir maintenir le Sénégal dans le cadre d’intégration régionale de la Cedeao, tout en appelant au changement de “certaines méthodes, stratégies et priorités politiques”. Une allusion, peut-être, à la crise qu’a connue l’organisation sous-continentale face à la multiplication des coups d’État et son incapacité à négocier efficacement av
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