La France est en passe de réaliser le doublé. Le Comité international olympique (CIO) a annoncé, mercredi 29 novembre, être entré en phase de « dialogue ciblé » avec les promoteurs de la candidature des Alpes françaises pour l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030. Surtout, la France est la seule candidature encore en lice ; les dossiers de la Suède – déjà éconduite pour l’édition 2026 – et de la Suisse ont été écartés par les membres du CIO, réunis en commission exécutive à Paris jusqu’au 1er décembre.
Le CIO a également décidé de ne retenir pour l’édition 2034 que la candidature américaine de Salt Lake City (Utah), déjà hôte des Jeux d’hiver en 2002. Et d’entamer un dialogue privilégié jusqu’en 2027 avec la Suisse pour l’organisation des Jeux d’hiver 2038, voire 2042.
« La France a une longue tradition des sports d’hiver et d’organisation de grands événements de sports d’hiver », a fait valoir Karl Stoss, le président autrichien de la commission du futur hôte, pour justifier le choix de l’instance, installée à Lausanne (Suisse). « Le soutien populaire autour des Jeux est incroyablement fort en France, j’ai rarement vu un soutien comme celui-ci », s’est enthousiasmé pour sa part Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux olympiques au CIO.
La candidature des Alpes françaises n’a toutefois pas échappé aux critiques ces dernières semaines. Comme celle d’être un dossier porté par les politiques et assez peu par le monde du sport. Laurent Wauquiez et Renaud Muselier, présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), ont assuré, eux, avoir le soutien de plus de 400 sportifs, dont celui de l’ancien biathlète Martin Fourcade, désormais membre du CIO, ou encore de la skieuse paralympique Marie Bochet.
Le Conseil économique, social et environnemental d’Auvergne-Rhône-Alpes avait également fait part de ses réserves sur le projet 2030 des Alpes françaises. France Nature Environnement y a vu « un désaveu cinglant » du monde économique, qui « ne croit pas à un projet ficelé à la va-vite, dont l’équilibre économique est douteux », a affirmé la fédération associative dans un communiqué du 10 novembre.
Une « aberration » pour les uns, « quinze jours de fête pour quinze ans de dette » pour d’autres… Les reproches n’ont pas manqué non plus du côté des militants environnementaux. Outre le recours à la neige artificielle, tous s’interrogent sur la pertinence d’organiser des Jeux d’hiver alors que le dérèglement climatique est à l’œuvre – et plus qu’ailleurs – dans les massifs montagneux. « Clairement, cette candidature est un non-sens. Il faut penser à investir pour sortir d’une économie basée sur les sports d’hiver. La montagne n’a pas besoin de ces JO », considère ainsi le collectif NO JO.
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