«Seule l’école peut protéger des gangs les enfants haïtiens»

Portrait de Sœur Paësie. Famille Kizito / Capure film Reiser Relief

ENTRETIEN – La religieuse des missionnaires de la Charité a créé une fondation pour protéger les enfants des rues des gangs qui se sont rendu maîtres de Port-au-Prince.

Française, arrivée en Haïti en 1999 pour travailler dans les dispensaires des héritiers de Mère Teresa, Sœur Paësie a décidé, en 2017, de fonder la Famille Kizito, au cœur du gigantesque bidonville de Cité-Soleil, à Port-au-Prince.

Sa mission: s’occuper des enfants des rues, orphelins ou abandonnés, en leur proposant une scolarisation et surtout des repères face à une société en plein délitement.

LE FIGARO. – Qu’est-ce qui vous a décidé à créer la Famille Kizito?

Sœur PAËSIE. – Quand je suis arrivée en Haïti, j’ai commencé à travailler dans le domaine de la santé, dans les dispensaires des missionnaires de la Charité, héritiers de Mère Teresa. La population concernée était surtout des enfants en situation de malnutrition sévère, tuberculeux ou malades du sida. Encouragée par l’évêque de Port-au-Prince, j’ai pensé que les enfants des bidonvilles avaient aussi besoin de reconnaissance et d’éducation, qu’on leur offre une alternative à la rue, au-delà de la santé.

Pour la fondation, j’ai choisi…

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