Six opérateurs belges de jeux de hasard signent une convention sur le devoir d’encadrement: « Offrir une forme de divertissement sûre »

« Cette convention fournit un cadre clair dans lequel chaque opérateur s’engage à développer une politique qui permettra d’identifier et de prévenir plus rapidement les comportements de jeu problématiques, en se basant sur des critères scientifiques », est-il précisé dans le communiqué.

Alors que la digitalisation a facilité l’accès aux jeux de hasard, les opérateurs se disent conscients de leur responsabilité sociétale. Ils se sont alors engagés, par le biais de cette convention, à développer une politique de prévention basée, entre autres, sur un système de détection identifiant les comportements potentiellement à risque, mais aussi sur des actions et recommandations visant à protéger les joueurs.

« Sciensano estime qu’environ 0,9% de la population est sujette à la dépendance au jeu. Cela s’accompagne souvent de problèmes émotionnels, relationnels et financiers », a déclaré le secrétaire général de Bago, Damien Thiéry. « Nous voulons éviter cela à tout prix, car les opérateurs légaux de jeux de hasard veulent offrir une forme de divertissement sûre. Après tout, on ne construit pas une activité économique durable sur le dos des addictions. »

Enfin, l’association professionnelle a indiqué qu’elle souhaitait collaborer avec la Commission des jeux de hasard « pour mettre en place un mécanisme de contrôle indépendant ». Elle a également appelé le gouvernement à rendre ce devoir d’encadrement obligatoire pour l’ensemble des opérateurs de jeux légaux, y compris la Loterie nationale.

« Mais les joueurs doivent aussi pouvoir s’y retrouver », a noté le vice-président de Bago, Emmanuel Mewissen. « Et cela devient de plus en plus difficile, car les opérateurs légaux ont été interdits de publicité. Aujourd’hui déjà, un Belge sur cinq joue dans le circuit illégal. »

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