À chaque nouvelle arrivée de migrants remarquée son lot de réactions. Vendredi, en début de soirée, une trentaine d’entre eux ont été déposés à la rue François-Arago, en face des bureaux de Office Français de l’Immigration et de l’Intégration. Après avoir constaté les faits l’édile de Cayenne a entamé un sit-in pendant la soirée afin que les personnes concernées soient prises en charge. Un rassemblement populaire a très vite suivi.
L’édile affime agir au nom des riverains mais aussi pour la dignité de ces nouveaux arrivants. Très rapidmement, différents services de la mairie mettent en place une logistique pour permettre de sécuriser les lieux pour les familles avec des enfants qui n’ont nulle part où aller ainsi que pour leur supérieure qui ne bouge pas d’un iota. La police municipale barre ainsi l’accès à la rue Madame Payée et à la rue Lallouette.
Le bouche-à-oreilles aidant, les lieux sont rapidment investis par des riverains et la population guyanaise. Dans la foule, on remarque notamment une bonne partie des candidats aux élections législatives, dans la 1e circonscription, qui sont venus suite aux différents évènements politiques qui se tenaient encore hier soir. Plus tard, le président de la CACL, Serge Smock, ainsi que celui de la CTG, Gabriel Serville font leur arrivée sur les lieux et prennent respectivement la parole face aux personnes en présence. Finalement, les nouveaux arrivants ont pu être pris en charge par les services de l’État et des organisations spécialisées.
28 personnes hébergées d’urgence
Du côté de la préfecture, on évoque la prise en charge de quelques 28 personnes. Selon les services de l’État, la présence d’enfants conduit systématiquement à une mise à l’abri et sans délai. C’est la Direction générale de la cohésion et des populations, accompagnée de la Croix Rouge française et du Samu social, qui sont intervenus sur place afin de proposer des solutions d’hébergement à ces familles vulnérables. Toujours selon la préfecture, les 28 personnes recensées sont des demandeurs d’asile qui ont été reçus en SPADA. Les familles ont ensuite été mises à l’abri dans des hébergements d’urgence prévu à cet effet. On peut imaginer que leur délai d’action est dû à leur mobilisation ainsi qu’à leur déploiement.
Le calme est donc revenu au 18 de la rue François-Arago mais pour combien de temps ?
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