D’abord frileuse à l’idée de se lancer sans filet, elle opte pour une licence de marque Depil & Young, qu’elle ouvre le 5 décembre 2018, au 32 de l’avenue du Général-de-Gaulle à Soyaux. Mais, rapidement, elle se sent bridée. « Ils ne croyaient pas dans l’épilation haute fréquence et dans d’autres technologies que moi je rêvais de développer à Angoulême. » Alors, 8 mois plus tard, elle lance sa propre entité indépendante : Centre Koel. « Ça veut dire ‘fraîche’ en néerlandais et ça sonne bien », sourit la pétillante chef d’entreprise.
Mon objectif, c’est une centaine de centres Koel dans toute la France, dans les 5 à 6 ans qui viennent.
Épilation à la lumière pulsée et au laser diode, haute fréquence avec une machine israélienne brevetée, de la radiofréquence assez puissante pour la cellulite et le relâchement cutané, LED pour l’acné et les rougeurs, hydrafacial pour le nettoyage en profondeur de la peau, « avec la même machine que Jennifer Lopez aux USA », un investissement de 50 000 euros à lui seul… Les prix des prestations sont à la hauteur des prix des machines, mais Centre Koel trouve très rapidement sa clientèle. « C’est l’avenir de l’esthétique, assure Béatrice Marin, convaincue et première cliente de ses machines. Les femmes cherchent des soins efficaces qui apportent un véritable résultat. Elles veulent ralentir le vieillissement, que ce soit une alternative à la chirurgie esthétique. »
Châteaubernard, Niort
et Paris
Le carnet de rendez-vous se remplit très vite. Les clientes et clients, environ 25 % d’hommes aujourd’hui, affluent même de Cognac, de Dordogne… Poussant l’entrepreneure à ouvrir très rapidement un deuxième centre à Châteaubernard, en juin 2021. Puis à Niort en janvier 2023. En même temps qu’un quatrième centre ouvrait – en licence de marque cette fois – à Paris.
En à peine quatre ans, Centre Koel, qui a aussi développé sa propre marque de cosméceutiques, « des cosmétiques très dosés en principes actifs tel que l’acide hyaluronique », a atteint les 650 000 euros de chiffre d’affaires en Charente. À raison de 100 000 euros de plus chaque année. « Aujourd’hui, on a un mois à un mois et demi de délai pour un rendez-vous », décrit Béatrice Marin, qui emploie déjà une dizaine d’employés sur ses trois centres en propre et va en ouvrir trois supplémentaires, dans les départements limitrophes dans les six prochains mois. « On est en pleine négociation des locaux ».
Mais elle voit encore plus grand. « Mon objectif, c’est une centaine de centres Koel, en licence de marque, dans toute la France, dans les 5 à 6 ans qui viennent, confie-t-elle. Pour qu’un maximum de personnes en profitent, en ciblant principalement les villes moyennes qui sont moins bien dotées ». Son fils, Constantin, qui a fait un master 2 développement des entreprises à La Rochelle, l’a rejoint pour faire essaimer le concept dans tout l’Hexagone.
Perrine Marciniak, la responsable du centre de Soyaux, effectue un soin technologique
Photo Quentin Petit
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