Sports – Football – équipe de France : le Chili plutôt que l’Allemagne au Vélodrome, les dessous d’une programmation compliquée
Le Vélodrome rêvait de l’Allemagne, il aura le Chili, le 26 mars prochain. L’affiche va être confirmée rapidement, sans doute vendredi, par la Fédération française de football qui a rencontré bien des difficultés à trouver un adversaire aux Bleus de Didier Deschamps. Elle se révèle moins glamour, moins historique que celles entre les meilleurs ennemis qui se sont affrontés tant de fois dans des duels souvent épiques et marquants. Mais elle a un mérite : offrir au public marseillais une nouvelle représentation d’Alexis Sanchez qui s’en est allé de l’OM sans pouvoir dire au revoir, à l’issue d’une saison dernière où il a marqué les esprits par sa combativité, sa technique et ses buts. Suffisant pour sécher les larmes marseillaises après avoir vu la Nationalmannschaft lui filer sous le nez ?
Car pour ses retrouvailles avec Marseille et le Vel’, deux ans après le succès en amical contre la Côte d’Ivoire (2-1), l’équipe de France devait initialement jouer une sorte de revanche de la demi-finale de l’Euro-2016, remportée contre les Allemands (2-0) dans une inoubliable ambiance de dingo. La FFF avait promis cet adversaire de renom à l’organisation marseillaise au cœur de l’automne 2023. La fête s’annonçait grandiose, Didier Deschamps accueillait cette perspective avec bienveillance, à deux mois et demi du début de l’Euro en Allemagne, et six mois après un premier galop amical entre les deux escouades, remporté par les Allemands (2-1), à Dortmund.
Le lobbying d’Aulas
C’était sans compter sur le forcing d’un certain Jean-Michel Aulas auprès de Philippe Diallo, le boss de la Fédération. L’ancien patron de l’OL, également vice-président de la 3F, a pesé de tout son poids et usé d’un lobbying intense pour que les dirigeants du football français reviennent sur leur promesse et que cette affiche, prévue le 23 mars, se tienne dans un autre théâtre, si possible le sien. Il a eu gain de cause puisque l’enceinte de Décines-Charpieu, dans la proche banlieue lyonnaise, a été désignée le 11 décembre dernier, faisant voler en éclats le rêve marseillais.
Une attitude qui avait agacé l’élu aux sports de la ville. Sébastien Jibrayel était monté au créneau sur ses réseaux sociaux pour réclamer un adversaire digne de Marseille. Le nom de la Belgique est rapidement sorti du chapeau, histoire d’atténuer la colère méridionale. Impossible, les Diables Rouges avaient déjà pris un autre engagement au même moment, avec un choc contre l’Angleterre. Nouvelle désillusion quelques heures plus tard : le futur adversaire ne serait pas qualifié pour le prochain Euro ni engagé dans les barrages qui se tiennent au même moment.
La Norvège de Haaland et le Ghana des Ayew longtemps envisagés
TF1 a également mis son grain de sel. Au départ, il était question que ce premier match amical de mars se dispute le vendredi 22 mars. Mais le poids d’un France-Allemagne a conduit les décideurs de la chaîne privée, partenaire historique des Bleus, à privilégier l’option du samedi soir, quitte à réduire le temps de récupération entre les deux rencontres. Avec trois jours d’écart, impossible pour Deschamps et ses troupes d’avoir deux adversaires de premier plan.
« DD » et son staff avaient un autre souhait : se frotter à un rival au jeu similaire à ce qu’ils vont retrouver lors du grand raout continental. L’Autriche (17 juin) et les Pays-Bas (21 juin) sont au programme, en attendant de connaître l’identité du vainqueur des barrages. Deux nations ont longtemps été évoquées : la Norvège d’Erling Haaland et le Ghana d’André Ayew. La première répondait davantage à ce que recherchaient les Bleus, alors désireux d’affronter un adversaire du Nord de l’Europe.
Sébastien Jibrayel : « Je me réjouis d’avoir été entendu »
Cette rencontre aurait donné lieu à un match dans le match très attendu entre le capitaine des Bleus Kylian Mbappé et le prodige de Manchester City, le premier avec leur pays respectif, après s’être défiés une seule fois en clubs, à l’occasion du 8e de finale de Ligue des champions entre le PSG et le Borussia Dortmund, à l’hiver 2020.
Ce sera donc pour une autre fois. Place au Chili d’Alexis, donc, ce qui satisfait la ville de Marseille. « Nous devions avoir une équipe de seconde zone européenne, ce qui ne me convenait pas du tout. J’en ai fait part à la 3F et je me réjouis d’avoir été entendu avec l’accueil du Chili et le retour au Vélodrome d’Alexis Sanchez !« , applaudit Sébastien Jibrayel.
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