Désirée Cousin grandit au Mexique où, dès ses plus jeunes années, elle cultive sa fibre artistique et sa créativité. Toutefois, la perte prématurée de son père l’éloigne du monde des arts. Elle étudie au lycée français de Mexico où elle obtient un bac économique et social. « À l’époque j’aurais bien voulu faire Science Po, mais…
Désirée Cousin grandit au Mexique où, dès ses plus jeunes années, elle cultive sa fibre artistique et sa créativité. Toutefois, la perte prématurée de son père l’éloigne du monde des arts. Elle étudie au lycée français de Mexico où elle obtient un bac économique et social. « À l’époque j’aurais bien voulu faire Science Po, mais je ne me voyais pas faire de politique au Mexique car c’est trop compliqué et trop violent. » Vient alors la reconnexion avec l’art. Elle fréquente la CasAzul de Mexico où elle se passionne pour le jonglage.
À 24 ans, elle part pour la France, le pays d’origine de son père. « J’avais la sensation qu’en Europe il se passait beaucoup de choses au niveau de la culture », explique-t-elle. « En Amérique latine, les gens ne vont pas naturellement vers le spectacle. » Arrivée dans l’Hexagone, elle rejoint plusieurs compagnies théâtrales, notamment en Auvergne et à La Réunion, avant de venir s’installer près de Saintes.
« Le cycle de la vie »
Désirée Nijiko commence la création de son premier spectacle « Allegra, la mort joyeuse », il y a deux ans. Alors qu’elle quitte la compagnie artistique saintaise dans laquelle elle jouait, la Franco-Mexicaine se dit que « c’est le moment de se lancer ». Elle choisit naturellement d’explorer un thème qui l’a beaucoup marqué : la mort. « J’ai perdu mon père quand j’avais 7 ans et la mort a été une réflexion constante dans ma vie », confie-t-elle.
L’idée a émergé après plusieurs années passées en France où elle a pu constater « la pudeur » des gens face à la mort. « Au Mexique, ce n’est pas qu’on est content quand quelqu’un meurt mais on se dit que c’est le cycle de la vie et on se demande d’abord comment garder le souvenir de cette personne », explique-t-elle.
Cette différence est très marquante quand on sait que les Mexicains fêtent la mort chaque 2 novembre pour le Día de los Muertos. « C’est avant tout une célébration de la vie, tout en assumant que le destin est très clair », abonde Désirée Nijiko.
Le hula hoop fait partie des spécialités de Désirée Nijiko.
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Pour la mise en scène de son spectacle, elle demande conseil à Bruno Soulet de la compagnie Coyote Minute. Seule sur scène, elle mêle théâtre, feu, chant, danse et lumière.
Le costume de la comédienne fait partie intégrante du spectacle. Autodidacte, elle l’a confectionné elle-même grâce à des matériaux de récupération. Pour les fleurs en plastique qui ornent sa robe, elle se rend près des bennes des cimetières, sur les conseils d’une amie. « Il y avait quelque chose de symbolique dans la réutilisation de fleurs qui avaient auparavant décoré des tombes. »

Avec Allegra, l’artiste avait envie d’utiliser l’art scénique pour « faire passer un message ».
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Dans le cadre du dispositif Adage (Application dédiée à la généralisation de l’éducation artistique et culturelle), elle intervient avec son spectacle, à la demande de professeurs, dans des collèges dans toute la France.
« Allegra, la mort joyeuse » n’a pas encore de dates prévues dans la région. En revanche, vous pourrez voir Désirée Nijiko ce week-end à Pons dans le spectacle Site en Scène « L’anguille, la reine et le lapin », sur l’esplanade du donjon à partir de 22 heures.
Contact : desiree.cousin@gmail.com et Facebook Désirée Nijiko – Artiste de scène
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