Technologies secrètes et brevets millimétrés, la stratégie du français Soitec dans les semi-conducteurs
Des dizaines de journalistes, clients et partenaires se bousculaient au portillon du site de Soitec à Bernin (Isère) lors de l’inauguration officielle de sa nouvelle usine en septembre. Pour franchir la barrière d’entrée, tous doivaient montrer patte blanche. Chez ce fabricant français de substrats électroniques avancés, on ne badine pas avec la sécurité. Dans la salle blanche, interdiction absolue de prendre des photos des équipements de production. «Avec le nom des machines, il serait possible de deviner notre processus de fabrication», justifie-t-on en interne.
Des innovations sans brevet
Créé en 1992 par essaimage du CEA-Leti, le laboratoire d’électronique du CEA à Grenoble, Soitec se présente comme un ingénieriste des matériaux semi-conducteurs. Il réinvente les substrats électroniques pour doper les performances et réduire la consommation énergétique des composants. Une expertise qui a imposé son produit d’origine, le silicium sur isolant, dans tous les smartphones du marché. Avec son nouveau substrat, le SmartSiC, l’industriel espère rééditer ce succès dans les véhicules électriques. Autant dire qu’il est devenu un maillon stratégique de l’électronique mondiale et le joyau de la France dans les semi-conducteurs.
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