TEMOIGNAGE. « Je n’ai pas eu le courage d’arrêter le ski pour dénoncer le réchauffement climatique »
À l’heure où la saison des sports d’hiver reprend, où la France officialise sa candidature pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver 2030. Et, où, Alexis Pinturault décide de boycotter les descentes de Zermatt (Suisse) et Cervinia (Italie), une manche de ski alpin polémique en plein dérèglement climatique. Il devenait nécessaire de se pencher davantage sur la question : quel avenir pour les sports d’hiver ?
« Le sujet du réchauffement climatique n’est pas nouveau. J’ai vécu l’ensemble de ma carrière avec le manque de courage d’arrêter le ski pour ces raisons, avoue Marie Dorin-Habert, championne olympique de biathlon (en relais mixte, en 2018 à Pyeongchang). J’étais tiraillée entre ce que je veux être, mes valeurs, et mon métier qui implique un impact sur l’empreinte climatique. J’ai vécu toute ma carrière avec cette dualité, à mon grand regret. Et, le pire, c’est que si c’était à refaire, je crois que je referais pareil ! Je ne suis pas meilleure qu’une autre. »
En parallèle de sa carrière, elle a tenté de compenser un maximum son empreinte carbone par son alimentation, ses déplacements hors compétitions, quasi exclusivement à vélo, à pied ou en train. Des habitudes désormais ancrées dans son quotidien. Avec le souhait, non pas de montrer l’exemple mais de donner envie aux autres de faire de même. Que chacun à son échelle fasse un petit geste.
« Quand on parle d’écologie, c’est assez clivant »
Mais, si elle a quitté le circuit depuis 2018, la native de Lyon reconnaît qu’en tant que sportive…
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